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« Des opportunités pour les Wallons en Flandre et en France »

Publié le 5 Mars 2014

Éric Hellendorff est directeur régional du Forem à Tournai, responsable
en sus de la coopération transfrontalière. À ses yeux, il ne faut pas
limiter la vision de celle-ci aux opportunités d'emploi générées dans le
Hainaut pour les résidents français. Les talents wallons peuvent aussi
trouver à s'épanouir en Flandre et en France.Désormais
institutionnalisée dans un cadre européen, la coopération
transfrontalière entre le Hainaut, la Flandre occidentale et le
Nord-Pas-de-Calais ne date pas d'hier. Quelles en sont les origines ?Historiquement,
les flux étaient essentiellement orientés vers la France : des
travailleurs wallons et flamands traversaient la frontière pour trouver
du boulot dans les usines du nord de la France, qui était alors
fortement industrialisé. Les flux en provenance de Flandre ont commencé à
diminuer après la Seconde Guerre mondiale en raison des besoins de
main-d’œuvre générés par la croissance flamande, et ce sont ensuite les
flux entre la Wallonie et la France qui ont commencé à s'inverser.Pour quelles raisons ?D'abord
en raison du déclin qui a commencé à frapper l'industrie lourde du nord
de la France, au même titre et pour les mêmes raisons d'ailleurs que
les bassins industriels de Liège et de Charleroi : les opportunités
générées pour les ouvriers wallons en France se sont amenuisées, à
mesure de la mutation vers une économie davantage tournée vers le
secteur tertiaire. Parallèlement, les Français ont pris conscience des
opportunités générées par le marché de l'emploi en Belgique, qui offrait
des barèmes sensiblement plus élevés.En sus des salaires au
sens strict, les Français ont aussi bénéficié d'une convention fiscale
qui leur était particulièrement favorable...En effet. Les
impôts étant déterminés en fonction du lieu de résidence, les
travailleurs français bénéficiaient d'un régime fiscal plus favorable
que leurs homologues belges : ils payaient des impôts moins élevés en
France alors que les cotisations sociales étaient dues en Belgique,
celles-ci étant moins élevées qu'en France. À coût comparable pour
l'employeur, ces travailleurs français bénéficiaient donc d'un
salaire-poche plus élevé que les travailleurs belges et faisaient
logiquement preuve d'une motivation particulièrement forte, tout en
étant d'ailleurs moins syndiqués. Bref, chacun y trouvait son compte...
sauf les salariés belges, raison pour laquelle la convention fiscale
transfrontalière a été récemment renégociée et rééquilibrée.Quels sont les atouts actuels de la coopération transfrontalière ?Ils
sont évidents pour les recruteurs qui, au lieu de s'adresser à un
marché de l'emploi local de quelques centaines de milliers de personnes,
accèdent au marché de l'Eurométropole (Lille-Courtrai-Tournai) qui
couvre quant à lui un bassin de quelque 2 millions de personnes. Dans un
contexte de pénurie des talents, il s'agit là d'un avantage
considérable que s'emploient à concrétiser chaque jour, par leur
coopération dans le cadre d'EuresChannel notamment, les acteurs publics
de l'emploi que sont le Forem en Wallonie, le VDAB en Flandre et Pôle
Emploi en France.Quels sont les avantages, si on se place du point de vue du demandeur d'emploi ?Consultez la réponse à cette dernière question sur la page article de notre partenaire

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