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« Il faut pousser les jeunes vers l’apprentissage »

Publié le 24 Mars 2015

Élodie Rigaud, 23 ans, a réalisé ses six années post Bac en apprentissage pour se former au métier de boucher et intégrer l’entreprise de ses parents, « Rigaud & Filles ». Elle travaille maintenant comme salariée à temps plein, avant, un jour sûrement, de prendre la succession de son père à la tête de l’entreprise familiale. Participante du concours « Un des meilleurs apprentis de France », elle est le symbole de la réussite des parcours en apprentissage, pas suffisamment valorisés à ses yeux. 
 
- Pouvez-vous nous raconter votre parcours depuis le lycée ?  
J’ai fait un Bac S option Sciences de l’Ingénieur au Lycée Gustave Eiffel d’Armentières.  Entre la seconde et la première il a fallu commencer à réfléchir à mon orientation : j’avais soit l’idée de travailler dans la gendarmerie soit de faire le métier de mes parents, boucher. J’ai pesé les pour et les contre puis j’ai décidé de rentrer dans l’entreprise familiale. Après mon Bac j’ai fait un CAP boucher en deux ans c’est à ce moment-là que j’ai pu participer au concours « Un des meilleurs apprentis de France ». J’ai ensuite fait mon brevet professionnel puis un TEPE (Titre Entrepreneuriat pour la Petite Entreprise) en un an, en collaboration avec la Chambre de métiers de l’artisanat. 
 
- Pourquoi avoir fait le choix de l’apprentissage ? 
Ça permet de faire une coupure entre les cours et l’entreprise. On passe la moitié du temps en entreprise où on découvre l’aspect pratique, et l’autre moitié dans le Centre de Formation d’Apprentis (CFA). On y apprend tout ce qui concerne la gestion de l’entreprise : savoir lire un bilan, un compte de résultats, gérer les comptes, comment gérer une entreprise etc. Quand j’étais en TEPE, j’ai également appris tout ce qui était marketing, communication, Ressources Humaines. Si je voulais plus tard reprendre une entreprise, notamment celle de mon père, il était important d’avoir un diplôme dans le domaine de la gestion. 
 
- Qu’est-ce que vous retenez de ses six années passées en apprentissage ? 
Beaucoup de choses ! Au niveau autonomie, prise de décisions, communication, tous ces modules-là... Il faut pousser les jeunes à se tourner vers l’apprentissage, il n’y a pas que les Bac+5 qui peuvent réaliser de belles choses. Quand on parle d’apprentissage, on a tendance à penser que c’est obligatoirement réservé aux mauvais élèves... Là preuve que non : j’avais des bonnes notes mais pour être bouchère, j’ai choisi l’apprentissage. Il faut arrêter de dénigrer les métiers manuels, dans l’Éducation Nationale, j’ai l’impression qu’ils ne sont pas reconnus à leur juste valeur. En terminale, quand j’ai fait part à mes prof de mon choix d’orientation, j’avais presque peur de ne pas mettre de grandes écoles dans ma liste de vœux ! Quand j’ai dit que je voulais partir en apprentissage, elle m’a conseillé de faire un BTS hygiène, mais ça ne m’aurait pas aidé à atteindre mon objectif. 
 
- Est-on mieux préparé à l’insertion à professionnelle ? 
C’est en tout cas plus facile pour intégrer une entreprise tout comme c’est plus simple  pour un patron d’embaucher un jeune en apprentissage. C’est important d’être sur le terrain, de toucher à tout, de voir comment les choses se passent et puis c’est plus valorisant aussi. 
 

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