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Auto-entreprenariat ou portage salarial ?

Publié le 9 Mai 2018

En tant qu’indépendant, il n’est pas toujours facile de choisir le bon statut. Chacun a ses avantages et ses inconvénients. À vous de choisir celui qui vous convient le mieux.

Quel statut juridique ? Vous êtes auto-entrepreneur, vous exercez sous le régime de l’entreprise individuelle, quelle que soit la nature de votre activité (commerciale, artisanale ou libérale). A ce titre, vous devez respecter les formalités d’immatriculation au Registre du commerce et des sociétés et au répertoire des métiers. Comme tout entrepreneur, vous êtes soumis, en cas de difficultés, aux procédures administratives et juridiques. Enfin, vous êtes affilié au Régime social des indépendants (RSI) et ne bénéficiez pas d’allocations chômage. Vous avez opté pour le portage salarial, qui vous permet d’exercer votre activité tout en bénéficiant du statut protecteur de salarié. La société de portage se charge de votre fiche de paie, du règlement des charges sociales et facture le coût total de la prestation à l’entreprise cliente. Salarié de l’entreprise de portage, vous bénéficiez de la protection sociale du régime général des salariés (retraite, chômage, formation). Bon à savoir : en tant que « porté » dans une entreprise de portage, vous avez le statut de salarié. Vous pouvez donc tout à fait créer une activité complémentaire en autoentrepreneur.

Quelle responsabilité ? Débuter en optant pour le portage salarial permet de ne pas se soucier de la gestion administrative de l’entreprise. Les conditions de travail sont quasiment identiques à celle d’un salarié. De plus, le salarié porté ne prend quasiment aucun risque et il est couvert par une assurance responsabilité civile professionnelle. L’auto-entrepreneur, en tant que travailleur indépendant, a une quant à lui une responsabilité illimitée.

Quel seuil de chiffre d’affaires ? Contrairement au portage salarial, l’activité d’un auto-entrepreneur est plafonnée. Depuis le 1er janvier 2018, on distingue deux types de plafonds à considérer en année civile. Le premier est appelé « plafond de franchise de TVA » car il s'agit des montants en dessous desquels l'auto-entrepreneur reste en franchise de TVA (c'est-à-dire qu'il n'en paye pas et n'en facture pas). Ceux-ci ont été fixés à 82 800 euros pour l'achat-vente et 33 200 euros pour la prestation de services. Au-delà, l'auto-entrepreneur reste sous le régime de l'auto-entreprise mais il ne bénéficie plus de la franchise de TVA et doit donc la payer/facturer et la déclarer. Le second est appelé « plafond du statut auto entrepreneur » car il s'agit des montants de chiffre d'affaires maximums qu'un auto entrepreneur peut réaliser sur une année pour rester dans ce régime, soit 170 000 euros pour l'achat-vente et 70 000 euros pour la prestation de services.

 

En bref

Par qui se faire accompagner ?

BGE. Depuis 35 ans, les boutiques de gestion accompagnent les créateurs dans toutes les étapes de leurs projets. Chaque année, elles accompagnent la création de
18 000 entreprises, soit 30 000 nouveaux emplois en France. www.bge.asso.fr

Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) accompagnent et conseillent les créateurs d’entreprise de toutes tailles. https://hautsdefrance.cci.fr

Réseau Entreprendre Nord. Des chefs d’entreprise apportent gratuitement leur aide aux créateurs ou repreneurs d’entreprise. www.reseau-entreprendre-nord.fr

Entreprises et Cités propose des services de création et de développement pour les entreprises de toutes tailles. www.entreprises-et-cites.com

100 000 entrepreneurs est une association d’intérêt général dont l’objectif est de transmettre la culture et l’envie d’entreprendre aux jeunes de 13 à 25 ans en France. www.100000entrepreneurs.com

 

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