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Avocat : une profession, des métiers

Publié le 27 Mai 2016

Respecté de tout temps, le métier d’avocat fascine de nombreux jeunes. Sa robe noire, son aura et son art de la plaidoirie figurent dans l’imaginaire collectif. Mais depuis une vingtaine d’années, la profession a fortement évolué.

En général, on distingue trois catégories d’avocats : les avocats d’affaires, dont les clients sont des entreprises ; les pénalistes, qui défendent notamment les auteurs présumés de crimes ou délits, et les spécialistes des affaires familiales (divorces, successions…). Le Nord et le Pas-de-Calais comptent 1 800 avocats dont 1 050 sont inscrits au Barreau de Lille. « La profession d’avocat est fascinante car elle englobe de nombreux métiers. C’est avant tout un métier de service, de conseil et d’écoute qui vous conduit à assister et à accompagner des personnes ou des entreprises qui ont des projets, des ambitions, des difficultés», confie Stéphane Dhonte, qui prendra les fonctions de Bâtonnier de Lille le 1er janvier 2017. Lui-même petit-fils d’huissier et fils d’avocat, il a choisi ce métier par vocation et parce qu’il avait baigné dans le monde juridique depuis son enfance. Quand on lui demande ce qui distingue l’avocat du juriste, il répond : « L’ADN même de notre profession repose sur deux valeurs essentielles : l’indépendance de l’avocat et le secret professionnel ».

 

Des cabinets de plus en plus spécialisés

Les métiers du droit et du juridique attirent toujours autant d'étudiants. Parmi eux, la profession d’avocat reste la plus attractive. Longtemps réservée aux fils de bonnes familles à qui l’on suggérait de devenir soit médecin soit avocat, elle évoquait la réussite sociale par excellence. Aujourd’hui, c’est la diversité des métiers proposés et la polyvalence d’une profession en nette évolution qui en font son principal attrait. « L’évolution de notre profession entraîne une plus grande responsabilité de l’avocat et offre une assistance plus grande à nos concitoyens et aux entreprises que nous accompagnons», se félicite Stéphane Dhonte. Ainsi, si le barreau d’affaires a pris désormais toute sa place c’est parce qu’il répond à un besoin économique réel. « Il existe à Lille des cabinets hyper spécialisés parce que le droit s’est hyper spécialisé et que les entreprises ont besoin d’être conseillées par des experts du droit », confirme le futur bâtonnier. Mais en réalité c’est toute la profession qui a évolué : « On ne plaide plus aujourd’hui comme on plaidait il y a 20 ans. On a créé l’acte d’avocat, la possibilité de faire des consultations en ligne. Nous restons des hommes du contentieux mais nous tendons vers davantage de conciliation, vers la recherche d’une transaction équilibrée pour permettre à chacun de trouver un bon accord ». Car défendre au mieux les intérêts d’une personne ou d’une entreprise reste bien la mission première du métier d ’avocat.

 

A savoir

Au 1er janvier 2014, on dénombrait 60 223 avocats en France, selon les chiffres de l’Observatoire du Conseil national des barreaux. L’effectif de la profession progresse chaque année d’environ 4 %. En 10 ans, la profession s’est largement féminisée pour atteindre un quasi-équilibre hommes / femmes. Et elle rajeunit : 53,4 % des avocats en exercice ont moins de 39 ans.

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