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Balta recherche 70 personnes et ce n’est qu’un exemple parmi des dizaines d’autres

Publié le 26 Janvier 2017

Bien sûr, Balta est le plus important employeur de la région. Mais ce qui est vrai chez ce fabricant de tapis et moquette l’est tout autant dans l’agroalimentaire, la métallurgie, la construction… en Flandre : il faut des bras et vite ! 
 
Carine Rommens, la responsable des ressources humaines du groupe Balta, est à la recherche de 70 personnes cette année : il faut faire face à de gros investissements, deux nouveaux métiers et une ligne de finition. « Une année normale, nous faisons appel à 35 ou 40 intérimaires. Mais, dès que nous avons un projet, nous franchissons le cap des 100 personnes », précise-t-elle.
Des personnes qui seront amenées à rester dans l’entreprise : « Toutes les missions, ou presque, se terminent par une embauche. Les quatre mois d’intérim servent de période d’essai et de formation. Ensuite, le salarié signe un CDI. »
 
Parmi les 44 nationalités représentées dans le groupe, les Français ont une place importante : ils représentent près de la moitié de l’effectif : « Nous avons commencé à faire appel à eux en 1984-1985. »
Une formation préalable permettra d’accéder à un poste plus technique, plus responsabilisant. Mais pour les opérateurs, les exigences sont limitées : « Le candidat doit être motivé, avoir envie de travailler, être physiquement OK, être ouvert pour la formation. »
Sur le plan linguistique, ici comme dans la plupart des entreprises, le néerlandais n’est pas requis : « Nous évitons de faire des groupes linguistiquement homogènes. Mais les Français sont très nombreux et les encadrants flamands parlent les deux langues. Bien sûr, si les personnes veulent progresser dans l’entreprise, on leur demande de suivre une formation en néerlandais. De toute façon, elle est proposée à tous les salariés. »
La dernière chose qui est demandée aux postulants est de disposer de leur propre véhicule : « Mais presque tous font du covoiturage. Dès la fin de la première semaine, ils savent avec qui ils peuvent venir sans que nous ayons à intervenir. »
Une fois ces conditions remplies, le salarié frontalier a de bonnes chances de rester chez Balta : « Les salariés français sont contents de travailler, ils sont flexibles, demandent à faire des heures supplémentaires. Ce sont vraiment des ouvriers valables ! »
 
 
Quentin Galliot n’a pas l’intention de repartir en France
 
Quentin Galliot est un pur produit de la culture transfrontalière. Âgé de 26 ans, ce Tourquennois a fait ses études à Comines (B) : il est titulaire d’un certificat d’études supérieures secondaires (CESS), l’équivalent d’un bac professionnel français, en installation électrique.
Avant d’arriver chez Balta, il a connu plusieurs expériences professionnelles : région parisienne, Wallonie… Mais, avec seulement un mois d’ancienneté dans la filature d’Avelgem, il sait que c’est là qu’il a envie de poursuivre sa carrière : « Être électricien en France, c’était compliqué : il fallait une habilitation, un permis nacelle, de l’expérience… J’ai eu beaucoup de problèmes avec ça. »
Dans l’usine, il est en train de se former à la maintenance et à la réparation des métiers et autres machines. Un poste qui ne connaît pas la routine.
Non seulement peut-il ici travailler mais en plus dans une ambiance qu’il apprécie : « Je trouve que l’ambiance est meilleure qu’en France. Les salariés sont motivés, peut-être parce qu’il est plus facile de se faire virer. » Et que les employeurs font tout pour garder une main-d’œuvre si difficile à trouver.
Financièrement, « l’expatriation » vaut le coup : « Je suis bien payé et les impôts sont prélevés à la source. En plus, avec ma situation familiale (Quentin est un papa divorcé), je touche un retour des impôts en fin d’année. L’essentiel de la pension alimentaire m’est remboursé. »
Pour autant, il n’envisage pas de venir vivre en Flandre, même s’il est embauché : « D’abord, j’aime ma maison. Et puis, il faut tout calculer. L’immobilier est moins cher mais il y a des taxes plus importantes. Si tu as un chien, tu payes, un chat, pareil… Les abonnements téléphoniques sont aussi beaucoup plus chers. »
Il effectue deux fois par jour les 45 mn de trajet au volant de sa voiture : « Pour le moment, je fais beaucoup de remplacements et les horaires ne sont pas calés sur ceux des équipes. Mais si mes horaires deviennent plus stables, je covoiturerai. »
Sauf accident, le jeune homme signera son CDI fin février : « Non, je ne repartirai pas en France. »

 

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