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BTP : en voie de (re)construction ?

Publié le 31 Mars 2016

En 2015, le secteur de la construction s’est un peu mieux porté en France. Mais il est encore trop tôt pour parler de reprise. De la petite entreprise aux grands groupes du BTP, il faut remplir les carnets de commande. Normal dans ces conditions que les candidats ne se bousculent pas au portillon…

Le baromètre Manpower des perspectives d’emploi pour le deuxième semestre 2016 fait état d’un optimisme retrouvé dans le secteur de la construction où la prévision nette d’embauche est de +9%. En février, les effectifs intérimaires ont augmenté de 7,1% (après une hausse de 3,1% en janvier), selon le baromètre Prism’Emploi. Les analystes avaient fait observer que la situation ne redécollerait pas tant que le chômage ne diminuerait pas. Car c’est le pouvoir d’achat des ménages qui pourra relancer la demande sur le marché de l’immobilier, notamment grâce aux primo-accédants. Voilà pour le point de conjoncture. Il n’empêche que, malgré la crise, le secteur du BTP continue de recruter. Sur le terrain, on commence à percevoir les signaux d’une reprise. « 2016 se présente de manière plus intéressante que 2015. Mais le secteur a beaucoup souffert, notamment dans les travaux publics. Les majors sont en première ligne et c’est au travers de TPE/PME que les opportunités devraient être plus conséquentes car leur santé est moins dépendante de la commande publique. Nous sommes plutôt optimismes tout en restant prudents », nous dit-on chez Kiloutou, dont 94% du chiffre d’affaires est réalisé auprès des professionnels du BTP.

 

Le BTP en manque de jeunes

A la Fédération Française du Bâtiment (FFB), on veut en finir avec les discours pessimistes. « C’est vrai que nous perdons l’équivalent de 4 000 salariés par an dans la région. Mais en 2014 par exemple, nous avons recruté 7 000 personnes », souligne Jean-François Gorre, responsable emploi et formation à la FFB Nord-Pas de Calais. « C’est tout le paradoxe de la situation : on entend ici et là que le secteur est en crise, mais pourtant il continue de recruter car le marché du travail reste un marché dynamique » . Pourtant, certains métiers sont devenus pénuriques par désintérêt des jeunes face à une profession en difficulté ou par méconnaissance des métiers du BTP. « En 1998, e n plein crise, 5% de notre effectif régional était constitué de jeunes moins de 25 ans, alors qu’il en faudrait presque 20% pour préparer les années qui viennent. En 2008, ce pourcentage est passé à 13,6%. Quelqu’un passait dans la rue, on l’embauchait. En 2014, il est retombé à 8% », ajoute Jean-François Gorre, qui conseille aujourd’hui aux jeunes d’avoir une stratégie à l’inverse des autres. « Notre secteur est en train de bouger. Ceux qui ont décidé il y a 3 ans d’être soudeurs, on fait un pari gagnant. Aujourd’hui, on se les arrache car ils sont très peu nombreux à avoir été formés sur ces métiers-là. Aller là ou tout le monde va n’est vraiment pas une bonne stratégie » . A bon entendeur …

 

Parole d’expert

Benoit Pacceu – Responsable Développement RH chez Kiloutou
 
Des recrutements sont-ils prévus cette année chez Kiloutou ?
Nous avons prévu de recruter plus de 300 collaborateurs à l’échelle nationale et internationale. Dans la région, cela représentera une trentaine de postes. L’essentiel de nos besoins concerne la force de vente et le commerce sédentaire (attachés commerciaux, chargés d’affaires, conseillers technico-commerciaux et responsables d’agences) ainsi que nos filières technique (techniciens de maintenance) et logistique (chauffeurs poids lourds et assistants logistiques). Nous étoffons également nos équipes en charge de la relation client par téléphone, au siège social de l’entreprise à Marcq-en-Baroeul.
Quels profils recherchez-vous et quelles sont les perspectives d’évolution chez Kiloutou ?
Nous sommes très ouverts à la variété des profils. Nous recherchons de vraies personnalités, des personnes enthousiastes, autonomes et intéressées par le métier et l’entreprise. Nous misons plus sur la motivation que sur le diplôme ou l'expérience. Nous prenons ensuite le temps de les former au métier notamment au sein de notre école de formation. Quant aux perspectives d’évolution, sachez que plus de 50% de nos managers sont issus de la promotion interne. Par ailleurs, nous formons chaque année une dizaine de jeunes éloignés de l’emploi, au sein de notre école qualifiante et en partenariat avec l’institut Nicolas Barré d’Armentières. Cette formation de 12 mois en contrat de professionnalisation leur permet d’accéder à un niveau Bac pro de technicien de maintenance en engins de chantier et manutention, avec un CDI à la clé. 
 

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