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Ces ingénieurs qui s’exportent…

Publié le 3 Mars 2016

Apparemment mieux formés et plus spécialisés que leurs homologues belges, les ingénieurs français ont la cote auprès des entreprises belges. Témoignage…

Pour des raisons de confidentialité, il préfère témoigner sous le couvert de l’anonymat. Cet ingénieur d’une quarantaine d’années, père de deux enfants, vit à Onnaing près de Valenciennes et parcourt chaque matin 70 kilomètres pour rejoindre son travail, à Charleroi. Un trajet quotidien par-delà la frontière qu’il fait depuis 7 ans, et sans aucun regret. Bien au contraire. « J’ai travaillé pour Renault à Maubeuge et à Douai, puis chez Vallourec à Aulnoye-Aymeries, enfin chez Valeo à Amiens. La route ne m’a jamais fait peur. Quand on veut travailler, il faut aller où il y a du boulot », confie le responsable de production de cette entreprise belge du secteur aéronautique.

 

Evoluer vers des fonctions managériales

« Ingénieur de formation, j’ai démarré ma carrière par de belles expériences dans le secteur automobile. Puis, la crise de 2008 est arrivée avec les conséquences que l’on connaît chez les constructeurs de la région. J’ai appris par des anciens de promo de l’Ecole des Mines de Douai que l’entreprise de Charleroi dans laquelle ils étaient en poste recrutait des ingénieurs. J’ai postulé et j’ai travaillé un an en tant que consultant externe avant d’être embauché en CDI. Jeune ingénieur, j’y voyais une belle opportunité d’évoluer rapidement vers des fonctions de management », se souvient-il. Embauché comme responsable de l’amélioration de la qualité opérationnelle, il prend la responsabilité d’une petite équipe. « L’entreprise a mis en place un système de management particulier qui vise à ne pas donner d’emblée des fonctions managériales à des personnes extérieures à l’entreprise », explique-t-il. En attendant qu’elles fassent leurs preuves… Au bout d’un an, première promotion : il bifurque vers la gestion de projets, pour ensuite passer responsable de production l’année suivante.

Sous contrat belge depuis 2009, il a gardé son statut de travailleur frontalier. Ainsi, il touche son salaire brut en Belgique et paye ses impôts sur le revenu en France. Une nuance fiscale qui pèse tout son poids et justifie bien 1 heure trente de route chaque jour (quand ça roule !). Un choix de vie qu’il partage avec une dizaine d’autres collègues français, la plupart issue de cette fameuse promo de l’Ecole des Mines de Douai.

 

En bref

 
En Belgique, les régions wallonne et flamande ont créé leur propre service public de l'emploi : le VDAB pour la Flandre et le FOREM pour la Wallonie. Vous trouverez conseils et offres d’emplois sur leurs sites Internet. Diverses structures aident aujourd'hui les chercheurs d'emploi à trouver un travail ou un stage par-delà la frontière franco-belge.
 
Vous êtes les bienvenus : ce site promotionnel de la région Flamande vise à stimuler les demandeurs d’emploi français et wallons à venir travailler en Flandre occidentale. www.vouseteslesbienvenus.eu
 
EURES : le portail européen sur la mobilité de l’emploi a été développé pour faciliter la mobilité transfrontalière de l'emploi dans la région frontalière franco-belgo-anglaise. https://ec.europa.eu/eures/public/fr
 
Le Club TELI est une association loi 1901 créée en 1992 qui vise à faciliter la mobilité internationale et qui comptabilise déjà plus de 70 000 membres dans le monde. www.teli.asso.fr

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