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Et en plus, en Belgique, ça paye bien !

Publié le 26 Janvier 2017

Non seulement, il y a du travail mais les conditions sociales et financières sont intéressantes. Concernant les salaires, ce n’est pas une surprise : puisque les entreprises manquent de main-d’œuvre, il faut bien payer pour attirer les candidats.

En revanche, la bonne surprise vient de la fiscalité, toujours intéressante malgré la disparition du statut de travailleur frontalier pour les nouveaux arrivants sur le marché. Protection sociale, allocations…sont différentes mais à l’avantage de la Belgique.

Autant d’éléments mis en avant pour attirer les Français comme, par exemple, sur le site Internet de l’agence d’intérim Forumjobs, « la » spécialiste de la main d’œuvre française en Flandre.

 
Un salaire brut plus élevé
Le salaire dans l’industrie est plus élevé en Belgique. En France, le SMIC horaire est actuellement de 9,67 €. Le salaire moyen constaté en Belgique est de 12 € de l'heure, soit 1 970 € brut par mois.
 
Un salaire net d’impôts
La somme versée chaque mois ou chaque semaine va entièrement dans la poche du salarié. En Belgique, les impôts sont déjà prélevés à la source. C’est même source de bonne surprise puisque, après prise en compte de la situation individuelle (revenus et composition du foyer, pension alimentaire…) une restitution pouvant atteindre plusieurs centaines, voire quelques milliers d’euros, est possible.
 
Mutuelle et mutuelle
En France, la mutuelle est une assurance santé complémentaire. En Belgique, c’est un organisme obligatoire pour bénéficier d’une protection sociale et, dans le cas présent, pour continuer à bénéficier de ses droits en France. Les cotisations sociales (maladie et vieillesse) sont d’environ 23 % en France, contre 13,07 % chez nos voisins.
 
Frais de déplacement
Chaque salarié a droit aux frais de déplacement. Un ouvrier qui doit couvrir 30 km entre domicile et travail touchera environ 70 € par mois. Là où la somme devient intéressante, c’est que la plupart des frontaliers pratiquent le covoiturage et partagent les frais. Mais chacun bénéficie des remboursements !
 
Chèques-repas
Une centaine d’euros permettent de couvrir, en partie au moins, les repas chaque mois. Cette somme est variable selon les branches, textile, alimentation…
 
Revenus retardés
Deux primes répondent à cette curieuse définition de revenus retardés.  La prime de fin d'année, calculée sur la base des revenus, est un petit treizième mois, d’environ 1 000 €. Elle peut être complétée par une prime syndicale… à condition d’être syndiqué.
Plus intéressante encore est la prime de congés. Mais il faut être prudent lors de son versement. Le salarié n’est pas payé pendant son congé d’été. Mais en mai, il va toucher, en plus de son salaire du mois, une somme correspondant au salaire du mois de vacances, enrichie d’une prime sensiblement identique à son salaire. Par exemple, pour 1 400 € de salaire, l’ouvrier perçoit 1 300 € de prime, presque un quatorzième mois.
 
Allocations familiales
Ici encore, la comparaison est plutôt favorable à la Belgique. Mais pas toujours. Pas de panique : la CAF belge paie la différence par rapport à la France.
 

 

Spreekt u Nederlands?

Pour dire les choses clairement, la plupart des emplois industriels proposés en Flandre ne requièrent pas la pratique du néerlandais. D’abord parce que la main-d’œuvre francophone est importante, parfois très majoritairement, ensuite parce que beaucoup de Flamands parlent français.

Ce n’est pas une raison pour ne pas se donner les chances de progresser dans l’entreprise ou d’accéder à d’autres emplois. Là encore, l’Agence de l’Eurométropole est active. On peut trouver sur son site Internet un « Guide de courtoisie », qui permet d’acquérir les bases pour saluer ses collègues ou commander un repas.

Au sein de l’Eurométropole, la Métropole européenne de Lille (MEL) développe le programme « Investir dans les jeunesses de la MEL ». Le gouvernement français vient d’attribuer 5,7 millions d’euros du programme des investissements d’avenir (PIA) à ce projet. Il s’agit, entre autres objectifs, « de développer des circuits courts de mise à l'emploi par un partenariat renforcé entre le monde de l'entreprise et les jeunes en insertion » et « d’encourager la mobilité locale et internationale. »

Déjà la Wallonie est allée beaucoup plus loin en proposant à ses citoyens un site Internet d’apprentissage des langues, www.wallangues.be. Quatre langues sont proposées, pour tous les niveaux de compétences : l’anglais, le néerlandais, l’allemand et le français. L’accès est entièrement gratuit mais il est réservé aux Wallons.

Pour les Français qui souhaitent s’y mettre, la plupart des employeurs flamands proposent l’accès à des formations linguistiques facultatives.

 

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