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Expatriation : le rêve, toujours?

Publié le 12 Février 2016

Au 31 décembre 2014, 1,6 million de Français* étaient officiellement établis à l’étranger et inscrits sur les Registres des consulats comme vivant hors de l’Hexagone, soit +2,3% par rapport à 2013. L’inscription au registre n’étant en rien obligatoire, on estime entre 2 et 2,5 millions le nombre total de Français établis hors de nos frontières. Dans un contexte économique de plus en plus mondialisé, ils sont chaque année de plus en plus nombreux à s’expatrier: en 20 ans, leur nombre a doublé.

Qui sont les expatriés ? 60 % d’entre eux ont entre 18 et 60ans. Les profils sont plutôt divers : il y a des entrepreneurs tentés par une nouvelle aventure économique, des salariés mutés qui entrainent avec eux femme et enfants, des retraités (toujours plus nombreux) à la recherche de nouveaux horizons voire d’une nouvelle vie, enfin des jeunes diplômés qui pensent, à raison, qu’une expérience étrangère les rendra plus « bankable ».

D’ailleurs, selon le sondage annuel de l’Observatoire des grandes écoles, 34 % des étudiants interrogés envisagent un départ « pour booster leur carrière » et 60 % « par choix de vie pour vivre une expérience professionnelle à l’étranger ». Seuls 6 % d’entre eux postulent à l’étranger « par pessimisme face aux opportunités professionnelles en France ». L’expatriation croissante des jeunes diplômés semblerait donc surtout découler d’un enseignement académique de plus en plus international plus que d’un manque d’opportunités en France. Ouf.

L’âge d’or des expatriés est révolu

Quid des entreprises ? Il semblerait, réduction des coûts oblige, qu’elles soient nombreuses à diminuer leur recours à l'expatriation et aux avantages matériels qui lui sont liés (logement, frais de scolarité, etc.).

Selon la Direction des Français à l'étranger et de l'administration consulaire au Quai d'Orsay, l'expatriation classique des salariés envoyés par leurs entreprises à l'étranger est en net recul.

Niveau de vie, climat, convivialité, sécurité, fiscalité… Dans tous ces domaines, la vie quotidienne serait plus facile chez nos voisins, nous révèle l’enquête sur l’expatriation des Français réalisée en 2013 par la Maison des Français de l’Etranger. Mais derrière le fantasme se cache parfois une réalité bien différente. Plus d’un expatrié sur deux a ainsi connu des difficultés dans ses démarches administratives et a mal vécu l’éloignement familial. Sans oublier les difficultés d’intégration et d’appréhension de la culture professionnelle locale. « Quand nous accompagnons des candidats au départ, je leur rappelle toujours : n’oubliez pas que la France est un beau pays, avec de nombreux avantages : le temps de travail, au moins 5semaines de vacances, une protection sociale… Finalement, la moitié d’entre eux, au bout de 4 ou 5ans, songe à revenir en France, désireux de retrouver une certaine qualité de vie. Car au fond, il fait bon vivre et travailler en France », conclut Olivier Desurmont, fondateur de Cooptalis, cabinet lillois spécialisé en mobilité et en recrutement international.

* Source : Ministère des Affaires étrangères et du développement international

 

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