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France/ Belgique : il faut apprendre à vivre sans les frontières

Publié le 26 Janvier 2017

Les collectivités traditionnelles semblent bien coincées dans leurs territoires et fort désemparées sur les questions d’emploi. De nouvelles structures semblent plus à même d’apporter une réponse pertinente en s’intéressant aux territoires définis par les usages et non par des lois et des décrets. Les groupements européens de coopération territoriale (GECT) ont intégré le fait que les frontaliers… se jouent historiquement des frontières.
 
Deux groupements sont opérationnels dans notre région : l’Eurométropole Lille-Kortijk-Tournai et le GECT West-Vlaanderen / Flandre-Dunkerque-Côte d’Opale. Dans les deux cas, il s’agit de coordonner les forces et les moyens de chaque territoire dans un intérêt général.
Dans le cas de l’Eurométropole, les questions d’emploi, de formation, de mobilité sont forcément centrales. Les Flamands ont besoin de main-d’œuvre, Wallons-Picards et Français ont besoin d’emplois.
Loïc Delhuvenne et Séverine Flahault, le duo de direction, et l’équipe de l’Agence de l’Eurométropole ont pour mission d’établir les liens entre les différents acteurs du territoire : « Il faut que nous trouvions un équilibre entre emploi et mobilité. Si les formations sont d’un côté de la frontière et les emplois de l’autre, il faut les mettre en corrélation. »
L’Agence doit aussi se montrer pragmatique. D’abord en s’appuyant sur les forces et compétences territoriales. C’est, par exemple, Pôle Emploi Nord – Pas-de-Calais qui pilote le projet Emploi sans Frontière. Alors que POM West Vlaanderen (Agence de développement économique de la Province de Flandres occidentale) a initié Grenzeloos Competent. Bien entendu, les services publics d’emploi et de formation, les chambres consulaires…, sont impliqués.
Mais techniciens et élus ne savent pas tout, ne peuvent pas tout. La société civile, les citoyens, doivent être entendus. Bénéficier de l’expertise des usagers, c’est justement une des missions du Forum de l’Eurométropole, l’assemblée de citoyens qui conseille l’Agence.
Le Forum a permis d’identifier les hiatus en matière de transport entre France et Belgique. Un travail qui permettra d’améliorer la fluidité des transports en bus, en train…de part et d’autre de la frontière.
L’Eurométropole définit actuellement ses principaux axes de travail pour les prochaines années. Sans surprise, emploi, formation, alternance et transport y occuperont des places centrales.
 
 
En savoir plus :
L’Eurométropole Lille-Kortijk-Tournai : http://fr.eurometropolis.eu.
Le GECT West-Vlaanderen / Flandre-Dunkerque-Côte d’Opale : www.gect.fr.
 
Un saut de Trampoline au-dessus de la frontière
Connaissez-vous le billet de chemin de fer Trampoline ? Non mais, rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul. Ce billet existe depuis des années mais est réservé à ceux qui se plaisent à fouiller dans les entrailles numériques des sites Internet de l’ex Région Nord – Pas-de-Calais ou de la SNCB (chemins de fer belges).
Trampoline est un titre de transport transfrontalier qui se décline en plusieurs formules : ticket à la journée valable sur une ligne (Lille-Courtrai, Aulnoye-Aymeries – Charleroi…), Pass à la journée permettant plusieurs allers-retours, abonnements hebdomadaires ou mensuels.
L’aller-retour dans la journée coûte 8 €, le tarif normal s’établissant entre 12 et 15 € selon les trajets. L’abonnement mensuel Maubeuge-Erquelinnes coûte 63 €, celui entre Lille et Waregem, 141,40 €.
 
 
Une situation de l’emploi très disparate
Travailler en Flandre a comme premier avantage… d’offrir un emploi. Et ce alors que le marché de l’emploi reste très dégradé dans les autres secteurs : Pour la Wallonie picarde (Tournai), le taux de chômage s’établissait en 2015 à 13,3 % en général et 23,3 % pour les jeunes de moins de 25 ans, la Wallonie faisant un peu mieux à 10,8 %.
Pour le département du Nord, on relève 12,9 % au premier trimestre 2016. L’arrondissement de Lille, en juillet 2015, affichait un triste 12,1 %, même si la zone emploi de Lille limite les dégâts à 10,7 %. Mais Roubaix et Tourcoing restent en grande difficulté à 14,5 %.
Un marasme francophone qui contraste violemment avec la Flandre : 6,3 % en 2015 et à peine plus de 4 % en Flandre occidentale, ce qui est considéré comme le plein emploi.
 
Source : Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai
 
 
 

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