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Informaticiens : une espèce rare ?

Publié le 30 Novembre 2017

L’informatique a envahi notre vie quotidienne, modifiant nos habitudes tant sur un plan privé que professionnel. Big data, informatique décisionnelle, business intelligence, réalité virtuelle créent de nouvelles possibilités dans des domaines aussi variés que les transports, la santé, la production industrielle, la finance, le marketing, le multimédia, etc. Cette dynamique est très favorable à l'emploi. Et pourtant, la France manque cruellement d’informaticiens.  
 
En 2016, une étude réalisée par Manpower Group sur la pénurie des talents en France montre que le personnel informatique est le septième métier le plus difficile à recruter. Les auteurs de l'étude regroupent dans cette population les développeurs et les programmateurs, les administrateurs de base de données et les responsables et cadres dirigeants de la fonction. C'est donc toute la filière métier qui est concernée. Comment expliquer cela ? Il semblerait que les énormes besoins apparus avec la transition numérique n'ont pas été anticipés : toutes les entreprises cherchent le bon informaticien au même moment. Tous métiers en situation de pénurie confondus, celui de l’informatique au premier plan, les trois principales raisons identifiées pour expliquer les difficultés à recruter sont : le manque de candidats disponibles (24%), le manque de qualifications spécifiques (lorsque, par exemple, on ne trouve pas le développeur dans tel langage informatique particulier) cité par 17% des personnes interrogées, et le manque de savoir-être (15%). Si 23% des employeurs en France disent avoir des difficultés à recruter, ce sont 40% des employeurs dans le monde qui disent être dans cette situation dans le monde. Bonne ou mauvaise nouvelle pour nous ? 
 
La guerre des talents aura-t-elle lieu ?
 
Première solution retenue au niveau mondial pour faire face à cette pénurie de talents : « offrir des formations et développer les compétences des salariés », selon   53% des employeurs. Certaines entreprises construisent une offre de formation en interne en adéquation avec les postes proposés (c’est le cas d’Altimance, lire ci-après), d’autres créent en leur sein leurs propres écoles ou academy désireuses de recruter de jeunes talents et de fidéliser leurs cadres à haut potentiel. La Toulouse Business School propose une formation sur-mesure en ce sens aux entreprises qui souhaitent mettre en place les conditions pédagogiques et académiques pour délivrer, à l'issue de ce parcours, un diplôme labellisé et correspondant au profil des participants et au domaine de formation (MBA, AMP, Mastère Spécialisé, Bachelor, BADGE, etc.). La guerre des talents aura-t-elle lieu ? Car il est paradoxal que le manque de compétences informatiques progresse en France alors que les formations spécialisées fleurissent ici et là, à l’instar de « La grande école du numérique » ou d’initiatives privées comme Simplon, l’école gratuite pour se former à Internet ou l'école 42, la première formation en informatique ouverte à tous et sans condition de diplôme, fondée notamment par Xavier Niel pour combler la grave pénurie de développeurs informatiques en France. 
 

 

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