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L’alternance :plébiscitée par les chefs d’entreprise !

Publié le 11 Septembre 2015

La formation en alternance est un des leviers d’accès les plus efficaces pour intégrer ou réintégrer le monde professionnel. Plus de 80% des chefs d'entreprise la considèrent comme un moyen d'intégrer progressivement un jeune salarié. Pourtant, certains rechignent encore à embaucher des jeunes alternants, souvent par méconnaissance du dispositif. 
 
Qu’est ce que l’alternance ?
L’alternance permet de se former à un métier, selon un système de formation qui est fondé sur l’alternance d’une phase pratique avec une phase théorique. Elle comprend deux types de contrats : le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation. De nombreuses grandes entreprises sont séduites par le dispositif. C’est le cas du Groupe EDF qui accueille 
6 400 jeunes en contrats d’alternance dont 340 dans la région Nord – Pas de Calais et a décidé de miser fortement sur l’alternance pour assurer le renouvellement de ses effectifs. C’est le cas également d’Euro Disney qui a organisé en mars 2015 sur son site à Disneyland® Paris sa première édition des Journées de l’Alternance. Dans le cadre d’une grande campagne de recrutement d’alternants pour l’année en cours, 650 candidats ont participé à ces deux journées mettant à l’honneur les métiers du groupe et la transmission des savoirs. D’ici la fin de l’année, le groupe vise 5% d’alternants parmi ses effectifs.
 
Apprentissage ou professionnalisation ? 
Les deux contrats répondent au même objectif de montée en compétences de l'alternant grâce à la combinaison entre l’acquisition de savoirs généraux, professionnels ou techniques et la pratique en entreprise pour parfaire sa formation. Cependant les modalités d'exécution de ces contrats diffèrent notamment concernant la durée du contrat, la durée de la formation et la rémunération associée. Le contrat d’apprentissage, dans le cadre de la formation initiale, s’adresse aux jeunes de 16 et 25 ans. Des dérogations existent notamment pour les personnes reconnues « travailleur handicapé » ainsi que pour les créateurs ou repreneurs d’entreprise. Le contrat de professionnalisation, dans le cadre de la formation continue, s’adresse aux jeunes âgés de 16 à 25 ans, demandeurs d’emploi et âgés de 26 ans et plus et bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation spécifique de solidarité (ASS), l’allocation adulte handicapé (AAH) ou d’un contrat unique d’insertion (CUI).
 
L’un est diplômant, l’autre est qualifiant
Le contrat d’apprentissage est diplômant : il débouche sur un diplôme d’Etat (CAP, BTS, Licence, Master,…), tandis que le contrat de professionnalisation est qualifiant : il atteste que l’on a acquis une qualification professionnelle reconnue (un diplôme ou un titre professionnel enregistré dans le Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ; un certificat de qualification professionnelle (CQP) ; une qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale).
 
Pour quels avantages ?
L’alternance permet de concevoir un projet professionnel complet grâce à une formation qualifiante et une expérience concrète en entreprise. Les avantages de l’alternance sont les multiples : obtenir un diplôme ou une qualification parmi un large choix de métiers ; bénéficier de la gratuité des frais de formation ; être rémunéré, pendant sa formation en tant que salarié ; enfin, accéder plus facilement à l’emploi, grâce à l’expérience professionnelle acquise en entreprise. 
 
Quelle est leur durée ?
Le contrat d’apprentissage peut se conclure dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée débutant par une période d’apprentissage, mais également à durée limitée. Sa durée varie en fonction du contrat et s’établit à 6 mois minimum et quatre ans maximum. Quant au contrat de professionnalisation, il est le plus souvent conclu à durée déterminée (CDD). Sa durée s’établit à 6 mois minimum et 12 mois maximum, voire 24 mois par accord de branche.
 
Comment décrocher un contrat en alternance ?  
La recherche du contrat en alternance doit commencer de six mois à un an avant le début de la formation. Mieux vaut envoyer une trentaine de CV adaptés et bien ciblés qu'une centaine de CV lambda envoyés à l’aveugle. Pour cela, il est conseillé d’identifier les entreprises qui peuvent être séduites par le diplôme que vous avez choisi de préparer, mais aussi celles qui vous intéressent, vous. Si vous savez déjà dans quelle école ou quelle université vous allez préparer votre diplôme, n'hésitez pas à contacter les responsables des relations avec les entreprises pour vous faire conseiller. Ne négligez pas non plus les bons relais d'information que sont les CCI (Chambres de Commerce et d'Industrie) et les Chambres de Métiers et d'Artisanat. Epluchez également les annonces sur les sites internet des entreprises, petites et grandes, privées et publiques, et des quotidiens régionaux. De même qu'il ne faut pas se contenter de démarcher les plus grandes entreprises, il ne faut pas limiter sa recherche aux petites annonces trouvées sur le net : il est indispensable de sortir de chez vous, toujours avec votre CV, pour rencontrer des recruteurs dans les salons ou les forums d'alternance. Et ils n’en manquent pas !
 
Pour en savoir plus : www.alternance.emploi.gouv.fr
 
 
Les chiffres clés de l’apprentissage en France
 
- 400 000 : c'est le nombre total d'apprentis en France en 2014, selon les chiffres du Ministère du Travail. L'objectif du gouvernement est d’atteindre les 500 000 apprentis en 2017.
 
- 264 580 : c'est le nombre de nouveaux contrats d'apprentissage signés en 2014, en baisse de 3,2% par rapport à 2013, qui confirme la chute enregistrée entre 2012 et 2013 (-8%). Pourtant, entre 2003 et 2008, « les entrées en contrat d'apprentissage avait été très nettement orientées à la hausse (5% de croissance en rythme annuel », selon la Dares. 
 
- 66% : c'est le taux de garçons apprentis, les filles ne représentant que 34% des contrats en 2013, selon les chiffres de la Dares. Les apprentis sont également très jeunes : plus de la moitié d'entre eux (51,7%) ont moins de 18 ans et près d'un tiers entre 18 et 21 ans. Ils préparent principalement des CAP et BEP (43%) ou des diplômes de niveau bac+2 (32%), les bac professionnels et les brevets ayant moins la cote (23%). Pourtant, 33% des apprentis ne sont ni diplômés ni professionnels lorsqu'ils démarrent leur contrat. L'apprentissage représente donc une véritable seconde chance pour les jeunes en décrochage scolaire.
 
- 74% : c'est le taux d'apprentis employés par des entreprises de moins de 50 salariés. Les entreprises de 50 à 250 salariés représentaient elles 8,9% des contrats en 2013. Les PME sont donc de loin le premier employeur d'apprentis. Les grandes entreprises embauchent elles moins d'un apprenti sur cinq (17%). Sans grande surprise, c'est vers le secteur tertiaire que la majorité des apprentis se tourne (56%) mais l'industrie résiste avec plus d'un contrat sur cinq (22%), talonnée par la construction qui embauche 19% des apprentis.
 
- 4,7 milliards : c'est le montant des dépenses nationales allouées à l'apprentissage en 2012, selon la Dares. Les entreprises restent le principal financeur de ce type de formations (43%), devant les régions et l'État (14% chacun). 
 
 
A noter dans l’agenda !
Le Salon de l’Apprentissage et de l’Alternance se tiendra à Lille Grand Palais les 18 et 19 mars 2016. Deux journées pour comprendre les tenants et les aboutissants des études en alternance. Pour plus d’infos : www.lavoixletudiant.com
 

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