Vous êtes ici

Le juridique fait sa révolution numérique

Publié le 15 Septembre 2017

Longtemps épargné par la transformation digitale, le secteur juridique fait aujourd’hui sa révolution technologique. Avec l’émergence des « LegalTech », de nouveaux acteurs bousculent le marché du droit. Les cabinets doivent s’adapter et prendre le virage de la transformation numérique.
 
En début d’année, un rapport intitulé « L’avenir de la profession d’avocat » a été remis au ministre de la Justice afin de dresser un état des lieux de ce que sera demain le métier d’avocat. Selon cette étude, la population des avocats a augmenté de 50% en quinze ans, passant de 40 000 en 2002 à plus de 60 000 aujourd’hui. Paradoxalement, environ 30% des avocats quittent la robe après dix ans de carrière. Cette hémorragie est unique chez les professionnels du droit. En clair, si les barreaux n’ont jamais autant attiré, ils n’ont jamais autant peiné à retenir leurs nouvelles recrues. Cette mission répondait donc à un objectif : aider les jeunes diplômés à avoir une vision prospective du métier et de ses évolutions de carrière possibles. Concurrence exacerbée, honoraires tirés vers le bas, collaborations compliquées et délais d’installation rallongés, le métier d’avocat se serait précarisé. Certains secteurs sont particulièrement touchés, comme le droit des affaires ou le droit pénal. Conséquence : s’ils quittent le métier au bout de dix ans, c’est pour se tourner vers des fonctions de juristes d’entreprise ou reprendre des études pour compléter leur formation. 
 
« Ubériser » la justice
La profession doit également faire face à la concurrence accrue des plateformes Internet proposant toute une série de documents juridiques standardisés (contrat de bail, contrat de travail ordinaire, etc.). En voulant « ubériser » la justice, ces « LegalTech » ont conquis un nouveau marché et pris des clients aux robes noires. Créé en novembre 2013 par deux frères passionnés de droit et d’entrepreneuriat, Maxime et Philippe Wagner, Captain Contrat est rapidement devenu le compagnon juridique 3.0 des entreprises, toutes tailles confondues : la start-up parisienne compte 35 salariés, une centaine d’avocats partenaires et plus de 5 000 clients en France. « Entre la rédaction des statuts, la publication de l’annonce légale et le dépôt au greffe, la création de notre première entreprise a été semée d’embûches. Captain Contrat est né pour simplifier la vie des entreprises, notamment les PME/TPE, pour qui toute étape de création et de développement passe forcément par une étape juridique », explique Philippe Wagner. Avec l’émergence de ces « LegalTech », toutes les entreprises ont dorénavant un accès simple et à un prix abordable à des prestations de conseil et de rédaction de leurs documents juridiques. Les avocats « traditionnels » n’ont désormais d’autres choix que d’innover.  
 

 

Retour

 

Tendances de recrutement
• Consultez tous les articles
Emploi & Secteurs d'activité
• Consultez tous les articles

 

Formation Professionnelle
• Consultez tous les articles
Alternance & Apprentissage
• Consultez tous les articles
Travailler en Belgique
• Consultez tous les articles