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Le Nord, on ne le quitte pas… sauf pour un job ?

Publié le 4 Décembre 2015

Très attachés à leur région, les Français préfèrent souvent multiplier les déplacements plutôt que de déménager. Ainsi, plus de 300 000 personnes font l’aller-retour entre leur résidence en province et leur travail en Ile-de-France. Parmi elles, 15 415* viennent du Nord-Pas de Calais …

De Lille, Arras ou Amiens vers Paris ou Roissy, le calcul est vite fait : un peu moins de trois heures de trajet quotidien contre un emploi à la hauteur de ses ambitions. Selon une enquête nationale menée en 2015 par Michael Page et Page Personnel, portant sur la mobilité des salariés et l’attractivité des régions, l’Ile-de-Francese disqualifie clairement sur les critères de niveau de vie. 78% des répondants déclarent être prêts à la quitter (+13% par rapport à 2012) alors que seulement 15% se disent prêts à venir y vivre (-1%). Ce sentiment n’est pas modéré par le dynamisme économique et les opportunités de carrière qu’elle offre du fait de la forte concentration d’entreprises. Malgré leur dynamisme économique, le Nord et l’Est restent les régions qui ont le plus de difficulté à attirer. Au niveau régional, les résultats de l’enquête font apparaître un véritable paradoxe : le Nord-Pas de Calais abrite le plus grand pourcentage de salariés sédentaires (72% originaires de la région) mais également une part importante de salariés prêts à la quitter (60%).

* Source : recensement INSEE 2012

60 % des salariés prêts à quitter le Nord

Plus de la moitié des salariés se disent prêts à quitter le Nord pour un motif professionnel. « Ces résultats soulignent un sens de l’investissement professionnel propre aux nordistes, qui semblent prêts à quitter une région à laquelle ils sont manifestement très attachés pour une évolution de leur carrière professionnelle. Les plus jeunes sont notamment les plus nombreux à envisager un départ mais très souvent avec pour projet de revenir », souligne Julien Barrois, Directeur Exécutif Senior chez Page Personnel. Car si la région sait retenir les salariés qui en sont originaires, elle arrive à l’inverse en dernière position du classement des régions qui attirent le plus : seuls 11 % des salariés interrogés seraient prêts à s’y installer…

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