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Les entreprises belges viennent « chercher des compétences en France »

Publié le 15 Mai 2015

Chaque jour, des milliers de Français passent la frontière pour exercer leur métier en Belgique. Qu’est-ce qui les fait courir en Belgique? Pour quelles raisons choisissent-ils ce mode de vie? Y trouvent-ils un réel avantage?

David D., 47 ans, vit à Wambrechies et travaille pour Igepa Belux, une entreprise belge basée à Aalter, à une vingtaine de kilomètres de Bruges. Commercial itinérant, il a en charge toute la Wallonie. « J’ai été sollicité par cette entreprise qui cherchait un commercial pour la partie francophone. Comme j’étais en position de force, j’ai préféré négocier un contrat de travail français, c’était plus simple pour moi. Il est clair que je gagne nettement mieux ma vie en travaillant pour une entreprise belge », affirme David, qui dit apprécier la rigueur et l’état d’esprit très structurant de ses collègues belges. Un sentiment partagé par Dimitri Lepoutre, 43 ans, embauché il y a un an par le chocolatier Libeert à Comines-Belgique, à moins d’une demi-heure de chez lui. « Je fais la navette tous les jours, cela ne me pose aucun problème », assure-t-il. Il n’est pas le seul dans ce cas, puisque sur les 200 salariés du site de production de l’entreprise, 140 sont français !

Pénurie de main d’œuvre belge !

« Les Français viennent travailler en Belgique car ils y trouvent la garantie d’un emploi durable et stable ainsi que des avantages salariaux et sociaux plutôt intéressants », indique Céline Saelens, responsable du recrutement francophone à l’agence Forum Jobs, spécialisée dans le recrutement des Français. Elle évoque des salaires plus élevés qu’en France, des charges sociales moins lourdes, une prime de congé équivalente à un 13e et un 14e mois de salaire, et ainsi de suite… « En outre, les travailleurs français jouissent d’une très bonne image auprès des patrons belges, qui les trouvent plus ouverts, moins exigeants que les travailleurs belges », assure Céline Caelens, qui met en avant une pénurie de main d’œuvre côté belge. « Nous venons chercher des compétences en France, notamment dans les secteurs du textile et de la plasturgie », indique-t-elle. Actuellement, 70 offres d’emplois sont à pouvoir via Forum Jobs dans l’industrie, de Courtrai à Ypres en passant par Roeselare et Mouscron, dont une trentaine dans l’agroalimentaire pour répondre à un besoin saisonnier en main d’œuvre.

Parlez-vous le néerlandais ?

La zone frontalière franco-belge a pour particularité la présence de frontières géographique et linguistique distinctes. L'usage de la langue néerlandaise en Flandre est-elle un frein au travail frontalier ? « Non, car les employeurs s’adaptent. Dans l’industrie, les contremaitres sont systématiquement bilingues, ce qui permet aux travailleurs français d’être parfaitement intégrés ». La preuve : dans certaines entreprises belges, notamment dans le secteur textile et de la métallurgie, l’effectif français peut atteindre 90% de l’effectif total !

A savoir :

En 2011, selon l’INSEE, 353 000 Français résidaient dans l'Hexagone tout en travaillant dans un pays voisin. La Suisse, avec près de 160 000 frontaliers, reste de loin le premier pays de destination, suivie par le Luxembourg, deuxième destination pour les Français et la Belgique.

 

> Consultez aussi : nos annonces de recrutement en Belgique

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