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Les métiers verts ont-ils toujours le vent en poupe ?

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Publié le 30 Novembre 2015

La prise de conscience des enjeux environnementaux a accéléré la croissance de l'économie dite "verte". Les métiers de l'environnement se sont ainsi développés ces dernières années. Vraie tendance ou effet de mode ?

Qu’est-ce que l’économie verte ?

Selon la dernière étude de l’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte (Onemev) menée en 2010, l’économie verte concerne directement près de 4millions de personnes en emploi en France, soit 14 % de l’ensemble des professions. Parmi elles, 140 000 personnes exercent une profession dite « verte », c’est-à-dire à finalité environnementale. On estime qu’entre 3,7 et 4,1millions de personnes exercent une profession « verdissante », dont les compétences sont amenées à évoluer pour s’adapter aux nouvelles exigences et préoccupations environnementales. Car potentiellement, tous les métiers peuvent verdir. C’est pourquoi les spécialistes préfèrent parler désormais de transition écologique de l'économie, plutôt que de croissance verte ou d'économie verte.

 

Métiers verts ou métiers verdissants ?

Parmi les professionnels des métiers verts, huit personnes sur dix occupent un métier lié à l’assainissement et au traitement de déchets ou à la production et distribution d’énergie. Les autres occupent des postes liés à la protection de la nature ou des métiers plus transversaux (techniciens de l’environnement, ingénieurs et cadres techniques de l’environnement). Les professionnels des métiers verdissants exercent, quant à eux, des métiers plus variés liés à l’entretien des espaces verts, l’industrie, le tourisme, les achats… Néanmoins, plus de la moitié des effectifs se concentrent dans les activités liées au bâtiment (restauration de façades, maçonnerie, électricité, chauffage) et au transport.

 

Et demain ?

Selon un rapport de mars 2013 du Commissariat Général du développement durable, la crise économique n’a pas épargné les secteurs de l’économie verte. Il semblerait que les difficultés de recrutement anticipées par les entreprises soient d’ailleurs un peu plus importantes dans les métiers de l’économie verte que dans l’ensemble de l’économie. Contrairement au secteur de l’économie numérique, l’économie verte ne devrait pas donner naissance, pour le moment, à de nouveaux métiers « révolutionnaires ». A l’exception peut-être des métiers de la GTB (gestion technique du bâtiment)/GTC, ce que l’on appelait la domotique il y a 10/15 ans. « Depuis quelques années, on tend vers une automatisation des énergies, partout dans les bâtiments, dans les écoles, les supermarchés, à la maison. Cette tendance fait apparaitre des métiers nouveaux et porteurs, avec une touche new tech susceptible d’attirer des jeunes issus du monde informatique », constate François Crozet, spécialiste du recrutement.

 

A savoir

Les métiers de l’économie verte liés au bâtiment et aux transports sont les plus recherchés, à la fois par les employeurs mais aussi par les demandeurs d’emploi. Les offres d’emploi concernant les métiers verts paraissent a priori plus précaires que celles relatives aux autres métiers : 71 % sont des CDD, 43 % des contrats proposés sont à temps partiel.

 

Parole d’expert

François Crozet, directeur de Novah Recrutement & Conseil
 
Comment se porte le marché de l’emploi dans le secteur environnement/énergie ?
Nous constatons une reprise de l’activité dans le secteur depuis le mois de juin dernier, porté entre autre par le marché de l’immobilier collectif (réhabilitations et remises aux normes environnementales). Néanmoins, certains marchés comme le BTP restent tendus, en l’absence de projets sur le marché public. Mais les perspectives pour 2016 s’annoncent meilleures.
 
Quels sont aujourd’hui les métiers en tension ?
Le secteur du chauffage et du génie climatique représente 70% des sollicitations de nos clients sur notre branche Novah Energies. Il existe une réelle pénurie de candidats sur les profils suivants : projeteur en génie climatique / technicien d’étude (profil bac+2) et chef de chantier (bac pro ou BTS). Le secteur de l’électricité industrielle recrute également des profils techniques allant du BTS (électrotechnique, automatisme) jusqu’au bac+5. En réalité, peu de jeunes sont formés à ces métiers très techniques, d’où la pénurie actuelle.
 

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