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Les voies d’accès au métier d'ingénieur se sont diversifiées

Publié le 25 Septembre 2015

Que vous rêviez d’être ingénieur aéronautique, ingénieur civil ou ingénieur informatique, vous n’échapperez pas aux cinq années d’études après le bac pour obtenir votre diplôme d’ingénieur.

Bien sûr, un bac S est conseillé pour s’orienter vers le métier d’ingénieur. Mais depuis 2013, les écoles d’ingénieurs se sont ouvertes aux bacheliers technologiques. Un nouveau concours a été mis en place pour les lycéens sortant de terminale STI2D (les 4 spécialités) et STL (spécialité Sciences Physiques et Chimiques en Laboratoire). Le concours Geipi Polytech STI2D-STL permet ainsi l’accès à 18 écoles d’ingénieurs publiques, dont Polytech Lille et Telecom Lille 1, jusqu’alors uniquement réservées aux bacheliers de la série S.

 

Prépa ou pas ?

Il existe quelque 230 écoles d’ingénieurs en France, dont une centaine est rattachée à des universités. Les plus prestigieuses (Polytechnique, Centrale, Les Mines) recrutent après deux années de classe préparatoire, effectuées en lycée et auxquelles on accède sur dossier. 39,6 % des élèves ingénieurs sont issus d’une CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles). Ils préparent leurs concours pendant 2 ans puis accomplissent 3 ans d’études dans l’école d’ingénieurs où ils ont été admis. Mais la moitié des écoles d'ingénieurs sont accessibles après le bac : les Insa (instituts nationaux des sciences appliquées), les ENI (écoles nationales d'ingénieurs), les écoles de la Fésic (Fédération d'écoles supérieures d'ingénieurs et de cadres), les universités. D’ailleurs, 29 % des élèves ingénieurs sont recrutés directement après le bac. A condition de présenter un bon dossier et de réussir des épreuves écrites et/ou orales. Les bacheliers suivent une formation en 2 cycles : un cycle préparatoire en 2 ans (prépa intégrée) et un cycle ingénieur en 3 ans.

 

Via une admission parallèle

De nombreux étudiants choisissent la voie des admissions parallèles sans passer par la case prépa. Plus de 16,5 % des entrants en école d’ingénieurs entrent par le biais d’une admission parallèle après un DUT ou un BTS, 11% après une licence 2, licence3, master 1, selon une enquête de la Conférence des grandes écoles (CGE). Toutes les grandes écoles, y compris les plus « sélectives », proposent des modes d’admission sur titre ou en admissions parallèles (sur dossier). Le plus : la plupart de ces étudiants ont déjà une connaissance théorique de l’entreprise ainsi qu’une première expérience professionnelle.

 

Tendances : le double diplôme et l’alternance

Ingénieur-manager, ingénieur-designer, ingénieur-pharmacien, ingénieur-architecte… la tendance est aux profils pluridisciplinaires, très prisés des entreprises qui exigent de plus en plus de compétences. Ainsi, depuis peu, les écoles d’ingénieurs s’associent aux écoles de commerce et de management pour mettre en place des programmes communs.Enfin, l'apprentissage n'est plus réservé aux bacs pro. Les écoles d'ingénieur l’ont compris et la formule séduit de plus en plus les entreprises. Le nouveau ticket gagnant ?

 

L’Edhec et Skema dans le top 25 mondial des masters en management

Chaque année, le quotidien britannique Financial Times établit son classement mondial des masters en management. Basé sur 22 critères, il se penche notamment sur la progression des carrières, la force du réseau des anciens élèves ou encore le salaire moyen en dollars. Avec 21 établissements, la France est le pays le plus représenté dans l'édition 2015. Au sommet du classement, la France place de nouveau trois masters dans le top 10 mondial. Deux écoles françaises sont sur le podium : HEC (2e) et l'ESSEC (3e). L'ESCP occupe quant à elle la 7e place du classement. Le top 25 du classement fait également la part belle aux masters en management français. L'Edhec est à la 18e place, Grenoble School of Business 20e et Skema Business School 25e.

 

Dans la région, un adulte sur quatre est diplômé du supérieur ou étudiant

Selon la dernière étude de l’INSEE, publiée mi-septembre, près d’un quart de la population adulte résidant en région Nord - Pas de Calais - Picardie est titulaire d’un diplôme de l’enseignement supérieur ou en cours d’études. Comparé au niveau national, la région présente une moindre proportion de diplômés du supérieur, en raison du niveau de formation des natifs mais également de flux migratoires défavorables. Parmi les résidents diplômés, un quart ne sont pas nés dans la région, et une part importante vient des régions limitrophes.

 

Temps de trajet = temps de travail ?

Le trajet entre le domicile et un lieu de rendez-vous peut être considéré comme du temps de travail effectif, selon une décision de la Cour de justice de l’Union européenne qui donné raison aux employés de la société espagnole Tyco, dont l'entreprise refusait de prendre en compte les déplacements dans le temps de travail. Cette décision, qui pourrait faire jurisprudence, contraindrait le droit du travail français à s'adapter. Le droit européen prévaut en effet sur le droit français, dès lors qu'il est plus favorable que celui-ci. Une bataille d'experts et de juristes se profile déjà. Affaire à suivre…

 

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