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Malgré la crise, ça recrute toujours dans le BTP

Publié le 7 Avril 2015

Si la conjoncture économique pour les entreprises du bâtiment et des travaux publics peine à s’éclaircir, les besoins en candidats qualifiés et polyvalents sont forts, avec un recours marqué à l’alternance.

Dans la construction d’un bâtiment, il y a deux étapes clés : le gros-œuvre qui concourt à la solidité et à la stabilité de l’édifice (fondations, murs porteurs, charpentes, planchers…) et le second-œuvre qui regroupe tout le reste : de la toiture aux vitres, en passant par l’électricité, la plomberie, la peinture, le carrelage. Si le bâtiment comprend près de plus de 30 métiers, la filière bâtiment regroupe d’autres acteurs gravitant autour d’elle : les architectes, les bureaux d’études les promoteurs immobiliers, les industriels et les fournisseurs. Quel que soit le bâtiment à construire, l'opération comporte trois phases indispensables : la phase commerciale permet de repérer ou susciter la demande d'un client, élaborer une réponse et le convaincre que la solution proposée est la meilleure sur le plan technique et financier. La phase études permet d’analyser les choix techniques décidés avec le client et les moyens qui vont être mis en œuvre. Enfin, la phase réalisation est exécutée par « les compagnons », ouvriers professionnels très qualifiés, sous la direction de l'encadrement de chantier.

Rabot Dutilleul recrute dans l’encadrement travaux

« Aujourd’hui, trois profils représentent plus de la moitié de nos postes à pourvoir : les techniciens d’étude, les encadrants de chantier et de conduite de travaux ainsi que les chargés d’affaires », confirme François Crozet, directeur du cabinet de recrutement lillois Novah, spécialisé dans les métiers techniques. Les profils techniciens (BTS génie climatique) et ingénieurs sont plutôt bien positionnés. Une tendance de fond que confirme Olivier Tommasini, président régional de la FFB : « Chaque année, il y a proportionnellement plus de recrutements en ingénierie et en encadrement que d’ouvriers. Depuis le début de la crise, la baisse des effectifs est hélas très largement supportée par les ouvriers ».

Chez Rabot Dutilleul Construction, l’année 2015 s’annonce plutôt bonne. « Nous avons su tirer notre épingle du jeu en proposant des offres globales, en nous développant sur des marchés porteurs, comme la réhabilitation, en obtenant de nouveaux marchés notamment en Ile-de-France.

Pour autant, nous restons prudents, nous devons rester innovant et compétitif tout en préservant l’emploi », explique Estelle Renaud, responsable des ressources humaines de l’entreprise lilloise.

En ces temps de crise, Rabot Dutilleul Construction a fait le choix d’une politique RH mesurée, dans une logique d’optimisation : « En 2015, nous recruterons d’abord sur les territoires qui se développent en renforçant nos équipes en encadrement travaux et en privilégiant la mobilité interne. Les opportunités de recrutement sont certes plus rares et plus ciblées mais elles sont bien là », confirme Estelle Renaud. Une note d’optimisme qui fait du bien…

A savoir

En France, le BTP recrute chaque année environ 8 000 personnes. Il occupe 1,5 million d'actifs dont 1,265 million de salariés, 109 000 intérimaires (en équivalents temps plein) et 265 000 travailleurs indépendants.

 

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