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Orthophoniste : bac +5 depuis septembre 2013

Publié le 2 Octobre 2015

L'orthophoniste prend en charge tous les troubles du langage, qu'ils se manifestent à l'oral ou à l'écrit : dyslexie, bégaiement, surdité, troubles de l'écriture ou anomalies de la voix et de la diction. S’il vient surtout en aide aux enfants, l’orthophoniste rééduque aussi et de plus en plus des adultes et des personnes âgées.

Pauline B., 44 ans, diplômée en juin dernier, vient tout juste de racheter une patientèle dans la métropole lilloise. Avant, et pendant une quinzaine d’années, elle a été éditrice pour des maisons d’édition parisiennes. Une reconversion professionnelle plutôt courageuse qu’elle a menée au prix de quatre années d’étude difficiles sur les bancs de l’Institut d’Orthophonie Gabriel Decroix, au sein de la faculté de médecine de Lille. Après avoir réussi le concours d’entrée en 2011, « par chance, à Lille, il était axé sur la grammaire et l’orthographe », Pauline B. intègre une promotion de 120 étudiants, dont une trentaine d’adultes en reconversion professionnelle comme elle. Parmi eux, trois hommes. « La formation comporte des cours théoriques, plusieurs stages en dernière année, dont un que j’ai réalisé au CHR à l’hôpital Pierre Swynghedauw dans un service de réadaptation auprès de personnes atteintes de traumatismes crâniens, puis un mémoire de recherche ». D’ailleurs, depuis septembre 2013, le certificat de capacité d’orthophoniste se prépare en cinq ans après le bac (et non plus en quatre) et devient un master.

 

80 % des orthophonistes exercent en libéral

Quatre années d'études supérieures pour un salaire de départ pas très élevé, en moyenne 25 euros par consultation, sur prescription médicale. « L'intérêt du métier réside plutôt dans la pratique au quotidien et la relation avec les patients. Chaque patient, avec sa pathologie, est unique. L’orthophoniste ne peut pas se reposer sur ses acquis, il doit se former tout au long de sa carrière, c’est ce qui rend aussi ce métier passionnant », confie-t-elle. Ses patients sont tout aussi bien des enfants que des adultes souffrant de la maladie d’Alzheimer, de Charcot, de Parkinson ou de traumatismes crâniens, d’infirmité motrice cérébrale. Dans un premier temps, Pauline B. a fait le choix de travailler seule, dans un cabinet privé, comme près de 80% de ses collègues. « Comme mes enfants sont encore jeunes, cela me permet d’organiser mes horaires en fonction de mes contraintes familiales », dit-elle. Mais nombreux sont ceux qui font le choix d’exercer leur métier au sein d'une équipe éducative et médicale dans un établissement de soins ou de rééducation, ou à temps partagé libéral/salarié. Les services hospitaliers de neurologie, de psychiatrie ou de pédiatrie recrutent des orthophonistes. C’est le cas également de nombreuses structures d'accueil, pour des enfants et des adultes handicapés ou des personnes âgées. Ainsi, au 1er janvier 2015, le répertoire ADELI a dénombré 23 521 orthophonistes en France (19 018 libéraux, 1 760 mixtes et 2 743 autres salariés). Parmi eux, 96,6 % sont des femmes…

 

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