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Patrons belges cherchent main d’œuvre française

Publié le 3 Mars 2016

Vivre en France et travailler en Belgique ? Ils sont près de 36000 Français à passer chaque jour la frontière pour exercer leur métier, dont 26000 Nordistes. Et à les entendre, ils ont de sacrées bonnes raisons de le faire…

Malgré la réforme en 2012 de l’avantageux statut de travailleur frontalier, le plat pays attire-t-il toujours les travailleurs français ? « Plus que jamais », répond Céline Saelens, responsable du recrutement francophonechez Forum Jobs, réseau d’agences de recrutement spécialisées dans le travail transfrontalier. La raison principale ? En Belgique il y a du travail et, par les temps qui courent, c’est plutôt un bon point. « A Courtrai, le taux de chômage ne dépasse pas les 4 %, quand il atteint les 16 % à Roubaix, à moins de 30 kilomètres de là. C’est pourquoi il est plus facile d’aller chercher de la main d’œuvre au-delà de nos frontières », explique-t-elle. Début février, Forum Jobs a étoffé son équipe pour faire face à l’afflux des Français, « toujours plus nombreux à pousser la porte de nos agences, à Roulers, Courtrai, Izegem, Waregem, Tielt, Mouscron et Ypres ». Et pour cause, Forum Jobs propose en ce début d’année plus d’une centaine d’offres d’emplois, principalement dans l’agroalimentaire, le textile et la logistique : emballeurs, préparateurs de commande, techniciens de maintenance, caristes, opérateurs de machine.

 

Les Français sont plus mobiles

« Lorsque nous sélectionnons les candidats, nous regardons surtout la stabilité du CV. La mobilité et la motivation sont les principaux critères de sélection. Il n’y a pas forcément d’expérience exigée », poursuit Céline Saelens. Car en Belgique, les entreprises sont prêtes à former les candidats si les profils correspondent à la demande. C’est le cas de Westvlees, une entreprise leader dans l’abattage, la découpe et la préparation de la viande de porc. Installée entre Ypres et Roeselare, l’entreprise emploie entre 400 et 500 Français sur un effectif total de 1 100 salariés. « Notre région revendique le plus petit taux de chômage de Belgique, 1,7 %. A Gand, à 70 kilomètres d’ici, le chômage est très élevé mais, contrairement aux Français, les Belges ne sont pas très mobiles. C’est pourquoi nous n’avons aucun mal à recruter en France », explique Francis Beunnens, directeur des ressources humaines de Westvlees. 70 postes (ouvrier manutentionnaire, emballeur, magasinier, conducteur, cariste), sont à pourvoir actuellement dans l’entreprise, dont 25 destinés à des hommes de métier (désossement de la viande, etc.).

A la clef, l'avantage financier est alléchant : « En Belgique, le Smic n’existe pas, les salaires minimum sont bien plus élevés, en moyenne 12 € brut de l’heure pour un opérateur, 14 € pour un technicien confirmé. Sans compter les bonus, comme les primes de congés et de fin d’année, le 13e voire le 14e mois. Les frais de déplacement sont indemnisés. Et surtout, derrière un poste se profile souvent un CDI », ajoute Céline Saelens.

 

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