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Reconversion professionnelle : Pascal Biencourt, du journalisme à l’art-thérapie

Publié le 18 Décembre 2015

Après 2 ans de formation, Pascal Biencourt entame à 38 ans une carrière d’art-thérapeute en libéral et en salarié. Une nouvelle vie indissociable de son parcours passé. A l’âge de 18 ans, ce Soissonnais qui se rêvait journaliste débarque à Lille pour entreprendre une prépa khâgne/hypokhâgne. Après quelques mois à Londres, puis deux ans à la rédaction de France Bleu Nord, il rejoint l’équipe de Lille 2004, en tant qu’attaché de presse. Entrée fulgurante dans l’univers de la communication. « En un an, j’ai gagné 10 ans d’expérience ». Mais Pascal rêve de grand écran. En septembre 2004, il intègre la rédaction du 12/14 de France 3 en tant qu’assistant du rédacteur en chef. Puis, tenté par l’entreprenariat, il créé en janvier 2006 son agence de relations presse. Pendant 5 ans, il ne ménage pas ses efforts, veillant à répondre aux demandes des journalistes, les plus urgentes comme les plus saugrenues. « Je me suis usé, je ne trouvais plus de sens ni d’intérêt à ce que je faisais ». Il stoppe net l’aventure, s’inscrit à Pôle emploi et décide de prendre le temps de la réflexion. « Je voulais me sentir utile. Tout ce qui tournait autour de la psychologie m’intéressait ». Il se renseigne auprès de Pôle emploi et de l’APEC, sans grand succès. 
 

Une reconversion, c’est aussi un défi financier

 
Mais la vie est bien faite. Au cours d’un dîner chez des amis, sa voisine de table, pédopsychiatre, évoque l’art-thérapie et notamment son lien avec la musique. Pour Pascal, diplômé du Conservatoire de Soissons, le déclic est immédiat. Il contacte Colette Larcanché, fondatrice et directrice de l’Association Régionale d’Art-thérapie du Nord, PUZZLE. Séduit par son approche pluriexpressionnelle (musique, arts plastiques et théâtre) et très humaniste, Pascal passe un entretien et est déclaré apte à suivre la formation d’art-thérapeute. « En tant que chef d’entreprise, je n’avais droit à aucune aide. J’ai donc financé seul ma formation. J’ai eu la chance de pouvoir être soutenu dans mon couple et de pouvoir mener cette transition dans des conditions optimales. Je redevenais  étudiant pendant 2 ans. Forcément, cela entrainait une diminution de notre train de vie. Une reconversion professionnelle, c’est aussi un défi financier. Il faut en tenir compte », conseille-t-il. 
 
Son premier stage, il le fait à l’EPHAD Clos St Jean à Roubaix. Très vite, il crée un atelier de musicothérapie et d’écoute musicale pour un groupe de 8 personnes, âgées de 65 à 95 ans, atteintes de démences. Son parcours de musicien lui permet d’animer des ateliers d’une heure et demi, au cours desquels il fait écouter des instruments, des morceaux de tous le styles pour activer la mémoire, susciter des émotions, récupérer des souvenirs. Cette expérience le transforme. « En travaillant au contact des personnes âgées, j’ai éprouvé une vraie révélation, cela m’a appris l’humilité, à être vraiment présent pour moi même et pour les autres. Aujourd’hui, j’ai retrouvé un sens à ma carrière et un équilibre, un élan vital et l’envie de progresser dans un métier qui va pouvoir m’emmener loin », nous confie-t-il, heureux. 
 

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