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Reconversion professionnelle : quel dispositif choisir ?

Tags : CPF - VAE - CIF - Création entreprise - CRP - AREF -
Publié le 18 Décembre 2015

Le CPF : pour tous

 
Entré en vigueur le 1er janvier 2015 en remplacement du DIF, le compte personnel de formation (CPF) permet à toute personne, salariée ou demandeur d’emploi, de suivre, à son initiative, une action de formation. Vous pouvez accumuler jusqu'à 150 heures de formation. Votre compte est crédité en fonction du volume d'heures travaillées. Ces heures se conservent tout au long de la carrière, même en cas de changement d'employeur ou de chômage. Si vous avez un projet de formation, mais pas assez d'heures, votre compte peut être abondé aux frais de l'employeur, du titulaire du CPF, de la Région ou encore de Pôle emploi pour les chômeurs.
 

Le CIF : pour ceux qui veulent une formation longue

 
C'est certainement le dispositif le mieux adapté pour mener à bien sa reconversion. Grâce au congé individuel de formation (CIF), vous êtes indemnisé pendant une formation qui peut durer jusqu'à un an et 1 200 heures, vous permettant d’obtenir un diplôme ou une qualification reconnue et pouvoir ainsi changer de métier. Pour décrocher ce droit, le salarié affichant une ancienneté de deux ans, dont une dans l'entreprise où il se trouve, doit soumettre son projet au Fongecif de sa région. C'est cet organisme qui finance le CIF. 
 

La VAE : pour ceux qui veulent un diplôme

 
Pour changer de métier, un nouveau diplôme peut être nécessaire. Grâce à la validation des acquis de l'expérience (VAE), il est possible d'obtenir une qualification professionnelle sur la base de son expérience, salariée ou non, professionnelle ou bénévole. Cette démarche peut prendre du temps car elle nécessite de constituer un dossier solide et, éventuellement, de passer un entretien. Mais elle permet, sans suivre de formation, de transformer ses savoir-faire et ses compétences en diplôme, ce qui peut faciliter la reconversion.
 

Le congé pour création d'entreprise : pour les futurs entrepreneurs

 
Vous voulez passez du statut de salarié à celui d’entrepreneur ? Le congé pour création d'entreprise permet de prendre une année (renouvelable une fois) pour lancer ou reprendre une affaire ou de participer à la direction d'une "jeune entreprise innovante". L'avantage, c'est qu'en cas d'échec, l'ancien salarié peut retrouver son emploi ou un emploi équivalent dans son entreprise. Attention : l'employeur peut, s'il le justifie, refuser la demande de congé du salarié.
 

La CRP et le congé de reclassement : pour les licenciés économiques

 
Pour les salariés victimes de licenciement économiques, différents dispositifs ont été mis en place en vue de leur reclassement, pour changer de métier ou de secteur. Le congé de reclassement est essentiellement destiné au personnel des entreprises de plus de 1 000 salariés. Les autres ont généralement droit à la convention de reclassement personnalisé (CRP), devenue contrat de sécurisation professionnel (CSP). EN plus d'une allocation, elle peut leur donner droit à un bilan de compétences, des actions de VAE ou de formation ainsi qu'un accompagnement.

 

L'Aref : pour les demandeurs d'emploi

 
Les demandeurs d’emploi ont eux aussi la possibilité de suivre des actions de formation et d'être rémunérés pendant ce temps. L'Allocation de retour à l'emploi formation (Aref) permet aux chômeurs percevant l'ARE de conserver cette allocation pendant la durée d'une formation prescrite par Pôle Emploi. La durée de l'indemnisation dépend des droits du demandeur d'emploi à l'ARE.
 

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