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Surfer au bureau ? Oui, mais avec modération…

Tags : Pro / Perso -
Publié le 24 Juin 2016

Un salarié passe en moyenne 1h53 par jour sur internet au bureau dont 50 minutes sont consacrées à du surf personnel, soit l'équivalent de 25 jours par an*. Si l’usage d’internet à des fins personnelles est toléré par un grand nombre d’employeurs, mieux vaut toutefois rester dans les limites du raisonnable…

Un coût pour l’entreprise

Selon l’étude réalisée par Olfeo, 44% du temps passé sur internet au bureau est à des fins personnelles. Cette pratique, qui serait en hausse chaque année, représente une chute de la productivité de 10,2% par jour en moyenne et par salarié. En outre, l’usage personnel d’internet au bureau coûterait à l’entreprise en moyenne 6 656 euros par an et par salarié. Facebook, Youtube et Wikipédia sont les principaux centres d'intérêts des internautes mais les salariés visitent également de plus en plus les sites de e-commerce (Leboncoin, Amazon...). Enfin, on sait également que les salariés se connectent à internet surtout le matin à leur arrivée au bureau, durant la pause déjeuner et en fin d'après-midi. Il arrive aussi que certains ne se déconnectent jamais, incitant les employeurs à mettre en place des solutions permettant de fixer des règles quant à l'utilisation du net.

 

L’accès à internet, une tolérance

Selon le CNIL, l’employeur peut fixer les conditions et limites de l’utilisation d’internet. Ces limites ne constituent pas, en soi, une atteinte à la vie privée des salariés. Par exemple, il peut mettre en place des dispositifs de filtrage de sites non autorisés. Il peut également fixer des limites dictées par l’exigence de sécurité de l’organisme, telles que l’interdiction de télécharger des logiciels, l’interdiction de se connecter à un forum, etc. Dans tous les cas, et selon l’article L2323-32 du code du travail, le comité d’entreprise doit avoir été consulté et informé. L’employeur a également l’obligation d’informer les salariés des dispositifs mis en place et des modalités de contrôle de l’utilisation d’internet.

 

Quid des e-mails personnels ?

 
Le caractère confidentiel des e-mails a été reconnu pour la première fois par un tribunal en novembre 2000, au même titre que toute autre forme de correspondance (courriers, conversations téléphoniques). En réalité, l’employeur a le droit de tout ouvrir, sauf ce qui est libellé « personnel ». N’oubliez donc pas d’inscrire dans l’objet de vos e-mails le terme « personnel ». Ce message ne pourra alors être ouvert qu’avec l’autorisation d’un magistrat et en présence d’un huissier. A savoir : tout e-mail envoyé ou reçu depuis le poste de travail est considéré a priori comme professionnel.

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