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Travail et canicule : comment gérer au mieux ?

Publié le 29 Juin 2017

Quand certains ont la chance de travailler au frais dans des bureaux climatisés, d'autres sont contraints de bosser sous un soleil écrasant. Coursiers, ouvriers du bâtiment, serveurs en terrasse… En pleine canicule ils souffrent, mais ont-ils le choix ?

Que dit la loi ?
En France, la loi ne précise pas à partir de quelle température il est dangereux de travailler. En cas de déclenchement du plan canicule, ce qui a été le cas fin juin, le code du travail impose plusieurs mesures à l’entreprise. Il rappelle la responsabilité de l’employeur dans l’aménagement des horaires, des postes de travail, de l’environnement et la diminution de la charge physique sur les postes le plus pénibles. L’employeur doit ainsi « prévoir une organisation du travail permettant au salarié d’adapter son rythme de travail selon sa tolérance à la chaleur ». Dans des locaux de travail fermés, il est ainsi tenu de « vérifier que la ventilation est correcte et conforme à la réglementation ». Sur les chantiers, l'employeur doit adapter les horaires de ses employés, les faire commencer plus tôt le matin pour bénéficier de la fraîcheur. Il doit également s'assurer qu'ils portent bien un chapeau, font des pauses régulières et leur fournir trois litres d'eau par jour. Si un salarié trouve que son employeur ne respecte pas suffisamment la loi, il peut aller voir le CHSCT ou en référer à ses délégués du personnel qui constateront la situation difficile et pourront déclencher une expertise. Si un compromis n'a pas été trouvé, l'employé peut exercer son droit de retrait, prévu dans le code du travail et défini comme une « situation de travail dont le travailleur a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ». 
 
Du bon sens.
L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) rappelle que le travail « au-dessus de 33° présente des dangers » et peut être à l’origine de troubles pour la santé, voire d’accidents du travail. A ce titre, le chef d’entreprise « doit adapter le travail en conséquence » : travailler aux heures les moins chaudes, une rotation des tâches, augmenter la fréquence des pauses, installer des sources d’eau fraîche… La Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) recommande quant à elle l’évacuation des locaux lorsque la température y est supérieure à 34°. 
 
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