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Alternance, mode d’emploi

Publié le 14 Avril 2014

Alternance

Pendant de nombreuses années l’alternance a souffert d’un déficit d’image, car assimilée à une « voie de garage ».  Loin d’être destinée aux élèves en situation d’échec, cette filière s’adresse avant tout à des jeunes motivés et intéressés par le monde de l’entreprise.

Formation et expérience
Fini le temps où l’on considérait l’alternance comme une formation au rabais.

La formule s’est rapidement imposée dans le paysage de l’enseignement professionnel, pour être plébiscitée, autant par les jeunes que les entreprises. Et pour cause : pour les premiers elle est un moyen d’acquérir une solide expérience professionnelle, de suivre une formation (sans frais de scolarité), tout en étant rémunéré, et pour les seconds, elle constitue un vivier de pré-recrutement. Compte tenu de la morosité actuelle du marché de l’emploi, démarrer sa vie active avec une première expérience, un diplôme de qualité, sans prêt étudiant sur le dos… est toujours de bon augure. Attention, l’alternance se mérite ! Car il s’agit de jongler entre statut de salarié et d’étudiant. Toutefois, la moitié des apprentis trouvent un emploi dans les six mois après la fin de leur formation.



Du CAP au diplôme d’ingénieur
Destinée initialement aux jeunes sans qualification ou en situation d’échec scolaire, l’alternance s’est progressivement étendue à tous les niveaux de l’enseignement (du CAP au master en passant par le diplôme d’ingénieur) pour devenir une voie d’excellence et un tremplin vers l’emploi. La région compte  plus de 23 000 apprentis. Dans ce paysage régional, le Centre de Formation d'Apprentis de l'Académie de Lille représente actuellement plus de 3 500 apprentis répartis dans l’une des 73 Unités de Formation par apprentissage.  Pour l’enseignement supérieur, Formasup, qui ne comptait que trente-neuf apprentis et trois antennes lors de sa création en 1992, affiche désormais plus de quatre-vingt filières réparties dans la trentaine d’antennes (Universités, IUT, écoles d’ingénieurs et de commerce) de la région.

Un contrat de travail
Autant pour le contrat d’apprentissage que de professionnalisation, le titulaire signe un contrat de travail. L’accord est tripartite entre l’apprenti, l’organisme de formation public ou privé (Centre de formation d'apprentis, université ou une école), et l’entreprise d'accueil. L’ objectif est de permettre à un jeune de suivre une formation générale, théorique et pratique, en vue d’acquérir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme, une certification ou un titre inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Pour les deux contrats, le temps de travail est identique à celui des autres salariés de l’entreprise incluant le temps de présence en centre de formation.


Un sésame vers l’emploi
Si le taux chômage chez les jeunes est de 23% en moyenne, le chiffre dépasse allégrement les 40 % quand ils ne disposent d'aucune formation. En plus de favoriser l’accès à l’emploi de ces jeunes sortis tôt du système scolaire, l’alternance peut aussi apporter un savoir-être et un savoir-faire nécessaires à la vie professionnelle. Selon la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), 61% des jeunes sortant d'apprentissage occupent un emploi à la fin de leur contrat et 86 % trois ans plus tard. Un taux meilleur que par le biais des filières classiques.
 


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