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 - La Voix du Nord

Le magasinier cariste range les colis au bon endroit et en sécurité

Entré comme opérateur sur la chaîne de production, Olivier Cora a profité d'un changement de système informatique pour intégrer l'équipe du magasin. Il est maintenant chef de quais.

Olivier Cora est l'un des deux chefs de quais, magasinier cariste, chez Mecaplast group, un sous-traitant dans le secteur de l'automobile, implanté à Libercourt.


PROPOS RECUEILLIS PAR SÉVERINE MIZERA
PHOTO ÉMILIE DENIS


Vous êtes graphiste de formation. Comment êtes-vous devenu magasinier cariste ?
En sortant de Saint-Luc à Tournai, je n'ai pas trouvé de travail mais il fallait bien manger. J'ai donc fait de l'intérim. J'acceptais n'importe quelle mission. Je suis rentré chez Mecaplast en tant qu'opérateur sur la chaîne de production de pièces automobile et j'y suis resté pendant cinq ans. Lors d'un changement de système informatique pour la gestion des stocks, je me suis porté volontaire pour renforcer l'équipe.

Comment faisiez-vous sans avoir le CACES ?
Au départ, j'utilisais uniquement mes bras ! Mon outil de travail était un transpalette manuel. Le certificat d'aptitude à la conduite des engins de sécurité (CACES) s'avère vite indispensable. Après deux CDD, j'ai été embauché. À ce moment-là, l'entreprise a financé mon permis. Auparavant, j'avais essayé, en vain, d'obtenir un financement par ma boîte d'intérim.
Pour conduire un chariot élévateur frontal ou des chariots élévateurs à mât rétractable, il faut les CACES 3 et 5.

Quel est votre rythme de travail ?
Les magasiniers caristes font les 3-8. Les pièces sortent des chaînes 24 heures sur 24. Notre principal client travaille à flux tendu, avec des stocks réduits. La nuit, il faut donc les réapprovisionner.
En tant que chef de quais, je ne travaille que de jour : 6 h - 14 h ou 14 h - 22 h. Le matin, je lis les consignes laissées par le second chef de quais et en début d'après-midi, on fait un point sur ce qu'il reste à faire, les colis où des pièces sont manquantes

Concrètement, quel est le travail d'un magasinier cariste ?
Il y a plusieurs étapes. En premier lieu, il y a l'entrée en stock, ensuite la préparation des commandes, charger et décharger les camions, environ une trentaine par jour.
Sur environ 6 000 m² de stockage, nous avons environ 2 000 références de produits semi-finis, c'est-à-dire en attente de transformation ou d'assemblage, et finis (cache moteur, protecteur d'aile, pièces d'aspect ).

Depuis cinq ans, vous êtes passé chef de quais. Quel est votre rôle ?
Ayant pendant cinq ans, occupé presque tous les postes, je connais les difficultés que peuvent rencontrer mes collaborateurs. C'est une aide précieuse permet de mieux manager les neuf magasiniers caristes de la production et les seize du magasin, dont quatre intérimaires.
Je gère les imprévus, je suis beaucoup au téléphone pour faire le lien avec les autres services de l'entreprise. Par exemple, si un colis est affaissé, il est parfois nécessaire d'aller au département qualité pour s'assurer que le produit est intact.
Je suis également en contact avec les chauffeurs. Certains d'entre eux sont « protocolés » donc prioritaires. Il faut donc que leurs colis soient prêts à l'heure.

Quelles sont les qualités indispensables pour exercer ce métier ?
Magasinier, ça rime avec bien ranger et en sécurité. Un bon magasinier cariste porte une attention particulière à tout ce qu'il transporte. Il range au bon endroit, n'hésite pas à descendre de son engin pour remettre un carton à sa place. Le magasinier cariste est le dernier maillon de la chaîne avant le client, il doit donc faire preuve de rigueur.

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ZOOM

Compétences

Le magasinier cariste a le compas dans l'oeil !  Pour exploiter le moindre cm² pour y stocker des produits, il apprécie plusieurs éléments (distances, encombrements, hauteurs, poids…) quand il charge, décharge et range les marchandises.
Le magasinier-cariste se montre adroit et précis.  Il est aussi très organisé, rapide et possède le sens de l'anticipation.  Pour contrôler les produits, préparer les commandes, gérer les stocks… afin de respecter les délais.  Le métier se professionnalise et requiert de nouvelles compétences liées à l'informatique et aux nouvelles technologies : pistolet laser, terminaux embarqués sur les chariots…

Débouchés

La logistique reste porteuse en matière d'emploi.  Dans ce vaste secteur qui compte 810 000 salariés, trois opérateurs logistiques sur quatre sont des magasiniers-caristes.  Les magasiniers caristes font partie des profils très recherchés par les entreprises.  Ces dernières éprouvent des difficultés au niveau des recrutements.  Les contrats proposés sont souvent à durée déterminée (CDD) ou des missions d'intérim. 

Salaires

Le salaire d'un débutant est d'environ 1 260 E brut par mois.