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L’apprentissage, à privilégier dans le BTP

Publié le 7 Avril 2015

Selon une étude de la DARES publiée en février dernier, le nombre de contrats d’apprentissage a diminué de 8 % entre 2012 et 2013 en France. Le secteur de la construction est l’un des secteurs les plus touchés avec une baisse de 13 %. Ce recul s’observe notamment pour les formations préparant au CAP-BEP et au bac pro. La loi de finances 2015, qui renforce les aides financières à l’apprentissage, voie d’entrée privilégiée dans les métiers du BTP, inversera-t-elle la tendance ? Le BTP comporte un large éventail de métiers, chacun faisant appel à des aptitudes différentes. Pour se former à ces métiers, il existe près de 70 diplômes de l'Éducation nationale, 75 titres du ministère du Travail et 34 certificats de qualification professionnelle (CQP) spécialisés. Un jeune qui se destine aux métiers du BTP peut se former à temps plein, par la voie scolaire ou universitaire, en lycée, IUT ou école d'ingénieur ; ou en alternance, un dispositif privilégié dans le bâtiment. Mais halte aux idées reçues : l'alternance prépare à des diplômes, des titres ou des certifications professionnelles de tous les niveaux, du CAP au diplôme d'ingénieur. 
 
Des métiers artisanaux qui s’apprennent sur le terrain
 
Aujourd'hui, les chefs d'entreprise recherchent surtout des collaborateurs qualifiés, avec des compétences techniques, capables de travailler en équipe tout en étant autonomes. Ce type de contrat permet d’apprendre un métier, en alternant formation scolaire et travail en entreprise. Le dispositif offre également la possibilité de construire son propre parcours de formation, quel que soit son niveau d'entrée. En fonction de son objectif professionnel, il est possible, à chaque étape, d'acquérir des compétences complémentaires, d'enchaîner des formations débouchant sur une qualification plus élevée ou d'entrer dans la vie active. « De plus en plus de jeunes ayant une formation générale de type bac ou licence, reviennent au CFA pour suivre une formation en menuiserie par exemple. Ces profils, qui représentent 40% de nos effectifs, sont très appréciés des employeurs car ils possèdent un savoir-être qui fait souvent la différence », constate Carine Bachelet, directrice du BTP-CFA de Lille-Métropole, qui propose une vingtaine de formations du CAP au brevet professionnel, pour devenir maçon, peintre, menuisier ou carreleur, installateur thermique ou technicien en installations des systèmes énergétiques et climatiques.  
 
Mais crise oblige, les entreprises rechignent à prendre des jeunes en apprentissage. « Nous avons constaté une baisse de nos effectifs depuis 5 ans. En 2015, nous comptons 460 apprentis contre 750 en 2007. La crise économique nous a fait perdre un grand nombre d’entreprises partenaires. Finalement, le taux de chômage dans le secteur augmente également le taux de non apprentissage. Or les métiers du BTP restent des métiers artisanaux qui s’apprennent d’abord sur le terrain », conclut-elle.  
 

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