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Le Hainaut « passe-frontières »

Publié le 5 Mars 2014

Ils sont des milliers à ignorer chaque jour la réalité des frontières,
qu'elles soient administratives, vers la France, ou culturelles, vers la
Flandre. Ces travailleurs « passe-frontières » sont particulièrement nombreux en Wallonie picarde, qui veut tirer pleinement profit de son intégration au sein de la vaste métropole transfrontalière formée par Lille, Courtrai et Tournai.Chez Dascher Intelligent Logistics,
à Mouscron, on se réjouit des avantages liés à l'implantation en
Wallonie picarde. Étant situés au croisement de la France, de la Flandre
et de la Wallonie, nous avons accès à un marché de l'emploi non
seulement très vaste, mais aussi multiculturel, ce qui correspond
pleinement aux besoins d'une entreprise qui, comme la nôtre, exerce ses
activités à l'échelle européenne, commente Philippe Denys, à la tête de
cette filiale d'un géant allemand de la logistique. S'y ajoute bien
entendu le statut transfrontalier dont bénéficient nos collaborateurs
français, dont les avantages financiers sont tels qu'ils nous
garantissent non seulement une grande motivation mais aussi, cela va de
pair, une grande fidélité. De fait, les Français apprécient
travailler en Belgique, dans le Hainaut en particulier. Comme le relève
un récent rapport rédigé dans le cadre de l'EuresChannel (un partenariat
qui rassemble les services publics de l'emploi et les partenaires
sociaux du Hainaut, de Flandre occidentale et du Nord-Pas-de-Calais), les
résidents français occupés en Belgique sont cinq à six fois plus
nombreux que les résidents de Belgique qui travaillent en France :
en juin 2012, il y a avait près de 37 000 frontaliers français dans les
entreprises belges (10 300 au sein des entreprises de la seule Wallonie
picarde), pour moins de 7 000 frontaliers belges occupés en France...Pareil
déséquilibre a justifié la modification de la réglementation relative
au statut fiscal de ces travailleurs transfrontaliers, le nouveau régime
étant en vigueur depuis janvier 2012. De fait, le Hainaut a été, en la
matière, victime de son succès. C'est essentiellement à Mouscron que
l'impact sur l'emploi local de cet effet transfrontalier est le plus
marqué, avec près d'un emploi sur cinq (19,4 %) occupé par un
travailleur frontalier français. Suivent l'arrondissement de Tournai (9,4 %)
et, de manière décroissante, d'autres arrondissements jusqu’à Mons,
tout de même, où l'impact est évalué à 5,1 % de l'emploi local.Même
si cela se justifie par la proximité culturelle, il est remarquable que
la proportion de Français qui travaillent dans le Hainaut est
sensiblement plus élevée qu'en Flandre occidentale... où les besoins,
avec un taux de chômage inférieur à 5 %, sont pourtant structurellement
plus élevés. C'est dans cette perspective, entre autres, que s'inscrit
la volonté des acteurs locaux de l'emploi d'améliorer leur coopération.
Et ce, en profitant de l'effet « Eurométropole », cette vaste « métropole transfrontalière » qui associe Lille, Courtrai et Tournai dans divers domaines, y compris celui de l'emploi dont le bassin dépasse les 2 millions de personnes.L'une
des manifestations concrètes de cette coopération entre le Forem (en
Wallonie), le VDAB (en Flandre) et Pôle Emploi (en France) est le Forum
Emploi Eurométropole dont la 7eédition se déroulera le 28 novembre
prochain à Courtrai (Kortrijk Xpo). Depuis sa première édition en 2007,
ce Forum a déjà rassemblé plus de 33 200 visiteurs et accueilli plus de
600 entreprises, le tout en générant plusieurs milliers d'offres
d'emploi...Parmi ces recruteurs figurent bien évidemment de grands noms comme Cofidis, par exemple, mais aussi Dascher Intelligent Logistics
dont le directeur a bien compris l'intérêt de l'initiative. Plutôt que
nous limiter à un seul marché, nous en touchons trois d'un seul coup,
précise-t-il. Notre présence en tant que gros employeur de la région va
de soi. D'autant que la pénurie de talents dans le secteur de la
logistique est réelle, en particulier pour certains profils qui sont
très spécifiques à notre métier. Du côté du Forem, on souligne
cependant que les collaborations ne se limitent pas à de tels grands
événements, mais s'organisent tout au long de l'année, en fonction des
besoins exprimés par les recruteurs de chaque côté de la frontière. Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site de notre partenaire references.be

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