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L'alternance, c'est quoi ?

Publié le 24 Mars 2015

Partager son temps entre un centre de formation et une entreprise afin d’acquérir une solide expérience professionnelle, c’est le principe de l’alternance.
 
Il existe deux types de contrats : apprentissage et professionnalisation. En tant qu’apprenti vous êtes un salarié à part entière dans l’entreprise. A ce titre vous percevez une rémunération (en fonction de votre âge et de votre niveau d’études), et vous ne payez pas de frais de scolarité. Tout votre temps se répartira entre votre lieu de travail et votre lieu d'études, suivant un rythme hebdomadaire ou mensuel (deux jours à l'école, trois jours en entreprise, deux semaines à l'école et trois semaines en entreprise). Et pas question de vous absenter ! Si vous manquez un jour d'école, cela revient à manquer un jour de travail. L’intérêt de l’alternance repose sur sa pédagogie différenciée permettant au jeune de mettre en pratique les connaissances théoriques acquises en cours. Attention, un cursus en alternance impose donc un rythme exigeant, souvent fatigant, qui suppose motivation et maturité.
 
Quels diplômes ?
Destinée initialement aux jeunes sans qualification ou en situation d’échec scolaire, l’alternance s’est progressivement étendue à tous les niveaux de l’enseignement. En l’espace de quelques années, cette voie est devenue une filière d’excellence et un tremplin vers l'emploi. Du secondaire au supérieur, toutes les formations ou presque sont aujourd'hui concernées par ce dispositif, du CAP au BTS-DUT en passant par le master ou le diplôme d’ingénieur. A noter qu’il est également possible de préparer un certificat de qualification professionnelle en alternance. Les CQP sont conçus par les branches professionnelles. A savoir : renseignez-vous sur la reconnaissance de votre diplôme. Certaines formations visent directement l'insertion professionnelle, tandis que d'autres vous permettront de continuer aisément vos études.
 
Un contrat de travail 
Quelle que soit la nature du contrat (apprentissage ou professionnalisation), le jeune signe un véritable contrat de travail. L’accord est tripartite entre l’apprenti, l’organisme de formation public ou privé (Centre de formation d'apprentis, université ou une école), et l’entreprise d'accueil. Son objectif est de permettre à un jeune de suivre une formation générale, théorique et pratique, en vue d’acquérir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme, une certification ou un titre inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). La durée de la formation peut être comprise entre un et trois ans dans le cadre d’un contrat d’apprentissage (celle-ci peut être adaptée pour tenir compte du niveau initial de compétence de l’apprenti ; la durée maximale peut être portée à quatre ans lorsque la qualité de travailleur handicapé est reconnue à l’apprenti). Pour le contrat de professionnalisation, la durée est comprise entre six à douze mois, avec un temps minimal de formation de 15%. Ces actions de formation ont une durée comprise entre15 et 25% de la durée totale du CDD, sans pouvoir être inférieure à 150 heures. Pour les deux contrats, le temps de travail est identique à celui des autres salariés de l’entreprise incluant le temps de présence en centre de formation.
 
Un tremplin vers l’emploi
En France, plus d'un jeune sur cinq est sans emploi, trois ans après avoir quitté l'école (Source : CEREQ – Enquête « Génération. 2010 »). Un taux de chômage qui n'a jamais été aussi élevé, notamment chez les non-diplômés. Pour endiguer le chômage des jeunes, de nombreux pays européens à l’image de l’Allemagne, l’Autriche ou la Suisse ont développé une véritable politique de valorisation de l’apprentissage. Et cela fonctionne plutôt bien. Pour preuve, l'Allemagne compte un des taux de chômage des jeunes les plus bas d’Europe (8%). Un petit bémol toutefois, certains reprochent au modèle allemand « l’hyperspécialisation » de la formation en apprentissage au détriment d’un enseignement plus généraliste facilitant la polyvalence et l’adaptabilité des jeunes en entreprise. Pour autant, l’alternance peut véritablement jouer un rôle important dans la problématique de l’employabilité des jeunes les plus touchés par le chômage. En effet, ce dispositif offre à ce public l’opportunité d’apprendre un véritable métier, de développer des compétences et d’affiner un projet professionnel. En plus de favoriser l’accès à l’emploi de ces jeunes sortis tôt du système scolaire, l’alternance peut aussi apporter un savoir-être et un savoir-faire nécessaires à la vie professionnelle. La dernière étude de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) révèle que 61% des jeunes sortants d'apprentissage occupent un emploi à la fin de leur contrat. Trois ans plus tard, ils sont 86%, soit jusqu'à 4 points de plus que leurs camarades des filières classiques, à formation égale. Seul ombre au tableau, l'apprentissage est en perte de vitesse. Les contrats ont enregistré l'an dernier une baisse de 3 % alors qu’il reste encore des milliers de places vacantes dans les centres de formations. En cause, des problèmes d'adéquation entre l'offre et la demande et surtout un contexte économique encore difficile et incertain. 
 

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