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Emploi International : l’appel du large

Tags : International -
Publié le 10 Novembre 2016

Selon la conférence des grandes écoles, près d'un quart des jeunes managers sortis des écoles de commerce débutent leur carrière à l'international. A cause de la crise, bien sûr. Mais aussi parce que, « là-bas », ils trouvent responsabilités, perspectives de carrière et rémunérations plus attractives.

L’été dernier, Antoine, 24 ans, fraichement diplômé d’une école de commerce, est parti en Inde, à Mumbai, là où il avait effectué son stage de fin d’études quelques mois plus tôt. Il s’est donné trois mois pour parcourir le pays, histoire de s’imprégner de la culture indienne, car son objectif est de s’y installer, convaincu que son avenir professionnel passera par ce pays en plein développement économique. Marine quant à elle vient de prendre son billet d’avion pour la Nouvelle Zélande, la destination du moment chez les jeunes de sa génération. Grande Barrière de Corail, terres sauvages de la Tasmanie… dans la bouche des expatriés, l'Océanie sonne comme une aventure. Elle espère y trouver là-bas son paradis. Depuis 2004, la France a signé des accords d'échanges internationaux avec de nombreux pays dont l'Australie et la Nouvelle-Zélande, appelés les PVT (Programme Vacances-Travail). Grâce à ce programme, un jeune de 18 à 30 ans peut partir pendant un an, renouvelable, sans avoir besoin de trouver un travail au terme de ce séjour. Marine, elle, compte bien en trouver un. Pour ces deux jeunes lillois, comme pour tant d’autres, la France est devenue trop étroite. Les Français sont de plus en plus nombreux à s'expatrier, quasiment 3 à 4 % de plus chaque année depuis 10 ans, selon le quai d'Orsay. Mais ce sont essentiellement les jeunes diplômés qui décident de tenter l’aventure internationale, le précieux sésame pour lancer une carrière. « Pour une personne qui veut progresser rapidement, l’étranger est un booster. On considère que 6 mois d’expérience à l’étranger équivaut à 2 ans en France et cela dans tous les secteurs d’activité », confirme Coralie Girard Claudon, Manager senior au sein du cabinet international Approch People (lire ci-après).

 

Une ligne de plus sur un CV

Mais l’international n’est pas forcément adapté à toutes les personnalités : « Il faut être curieux de tout, avoir envie de s’ouvrir sur le monde, être capable de s’adapter à des cultures différentes, de s’ouvrir à d’autres nationalités, sans préjugés ni a priori. Il faut aussi avoir l’audace de partir. Et dans la tête d’un recruteur, une personne qui quitte son pays sera forcément une personne qui va de l’avant, qui sait prendre des risques et ça c’est un sérieux atout », souligne la jeune femme. Certains, partis au tout début de leur carrière, ne reviennent d’ailleurs jamais. Après une quinzaine d’années à Madrid, Séville et Lisbonne pour une grande enseigne de la région, Olivier vient d’installer sa famille à Milan. « Nos trois filles n’ont jamais vécu en France. Aujourd’hui, elles parlent couramment plusieurs langues et nous sommes convaincus que cette expatriation sera un atout pour leur carrière plus tard », confie-t-il. Une belle école de la vie, en tout cas.

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